Pour apprendre à dessiner un paysage en perspective, parlerons d’abord comment le point de fuite se déplace en fonction de la position des maisons ou des objets par rapport à la surface de tableau.
Sur ce dessin vous voyez la rue, dessinée dans la position frontale par rapport au spectateur.
La ligne d’horizon se trouve dans la partie inférieure de la feuille. Toutes les lignes des façades des maisons se dirigent vers le point de fuite frontal. La largeur des fenêtres se rétrécit progressivement vers le point de fuite P.
Maintenant observons ce dessin qui nous montre comment dessiner un paysage en perspective avec un chemin qui monte ou avec las maisons qui sont placées sur une colline ou une montagne.
Ici on voit la rue qui monte.
Les corniches des maisons, les rebords des fenêtres et d’autres éléments horizontaux des maisons se dirigent vers leurs points de fuite P sur la ligne d’horizon. Alors que les lignes des socles des maisons se dirigent vers le point de fuite P2 qui se trouve au-dessus de la ligne d’horizon et sur le même perpendiculaire avec le point de fuite central P.
Sur ce dessin on voit que d’abord la rue a une montée raide et ensuite la pente devient plus douce. Donc le point de fuite P1 pour les socles des maisons qui se trouvent plus loin du spectateur et plus proche de la ligne d’horizon, sera placé plus bas que le point de fuite P2 et plus près de la ligne d’horizon.
Les points de fuite qui se trouvent au-dessus de la ligne d’horizon, s’appellent “les points de fuite aériens”. Plus la montée est raide, plus le point de fuite sera haut par rapport à la ligne d’horizon.
Ici on voit comment le point de fuite aérien P1 s’est placé par rapport au point de fuite central P.
Quand on dessine la rue ou la route qui descend, les points de fuite pour les trottoirs et les socles des maisons seront placés au-dessous de la ligne d’horizon.
Comme sur ce dessin qui nous explique comment dessiner un paysage en perspective avec un chemin ou une route qui descend.
Plus la pente est raide, plus le point de fuite sera bas par rapport à la ligne d’horizon. Et plus la pente est douce, plus le point de fuite sera proche de la ligne d’horizon.
Maintenant regardons comment dessiner un paysage en perspective avec la route sinueuses qui monte ou qui descend.
Sur ce dessin vous pouvez voir que la rue tourne.
Les lignes horizontales des maisons se dirigent vers plusieurs points de fuite sur la ligne d’horizon. Leurs emplacements dépendent des angles sous lesquelles les façades se situent par rapport à la surface de tableau.
Les lignes horizontales des fenêtres des façades placées perpendiculairement par rapport à la surface de tableau, se dirigent vers le point de fuite central P. Mais si la rue qui tourne a, en plus, une montée ou une descente, les points de fuite de toutes les lignes horizontales seront placés sur la ligne d’horizon à gauche ou à droite du point de fuite central P, en fonction de l’angle de rotation de chaque maison. Et les points de fuites des socles de mêmes maisons se trouveront sur les perpendiculaire des mêmes points de fuite, mais au-dessus ou au-dessous de la ligne d’horizon. Pour apprendre comment dessiner en perspective les éléments verticaux du paysage lisez mon article Dessin en perspective. les éléments verticaux.
Ce sont les règles de la perspective qu’on se doit de connaître pour dessiner les paysages. Quand vous connaissez ces règles vous pouvez vous corriger quand vous dessiner d’après nature.
Bien sûr, si l’on dessine en plein air d’après nature on utilise plutôt la méthode de comparaison où on mesure les proportions, compare les objets et les distances entre eux. Mais quand on connaît déjà les règles de la perspective, on peut se rendre compte pourquoi on voit la nature de telle ou telle façon.
Observons ce tableau de Sylvestre Chtchedrine. C’est une bonne exemple qui nous montre comment dessiner un paysage en perspective.
Sylvestre Chtchedrine
Ici on voit la rivière et l’architecture dessinées en perspective. Selon les règles de la perspective, la rivière est représentée se rétrécie vers la ligne d’horizon.
Les murs des maisons sont placés sous les angles différents par rapport à la surface de tableau. Donc les points de fuites de ces maisons se trouvent sur la ligne d’horizon, mais dans les endroits différents, car les façades sont placées différemment par rapport à la surface de tableau et à la ligne d’horizon.
Maintenant je vous propose de passer de la théorie à la pratique.
Faisons quelques exercices. Dessinez d’après nature ou de tête, une rue située sur un plan horizontal, une rue avec une montée et une rue avec une pente.
Trois méthodes simples pour dessiner l’architecture en perspective.
Dans cet article je vais vous parler de mes méthodes simples et efficaces qui vous aideront à dessiner l’architecture en perspective.
L’église romane. Barre des Cévennes. Dessin au crayon.
Toutes les connaissances théoriques aident le peintre à se décider comment traiter des tâches pratiques qu’il rencontre lors de son travail. Mais quand on dessine d’après nature, d’habitude on n’a pas la possibilité et la nécessité de vérifier avec le dessin linéaire la perspective de toutes les constructions architecturales.
Il suffit juste d’apprendre les règles de la perspective, et de faire plusieurs exercices pour mieux les intégrer et ainsi pouvoir facilement les appliquer. Vous verrez, que vous pourrez accéder rapidement aux techniques pour les appliquer automatiquement.
Mais parfois lorsque l’on dessine de grandes compositions, on a besoin du pointage exactes de l’architecture. Alors comment dessiner l’architecture en perspective si la plupart des points de fuite se trouvent en dehors de la surface de notre tableau ? Dans ce cas-là, on a pas la possibilité de dessiner chaque ligne jusqu’à son point de fuite sur la ligne d’horizon.
Dans les petits dessins on détermine la direction de la ligne “à l’œil”. Si vous travaillez dans l’atelier, vous pouvez vérifier la direction des lignes à l’aide d’un fil.
Méthode 1.
Comment déterminer la direction des lignes à l’aide d’un fil pour dessiner l’architecture en perspective.
Pour déterminer la direction des lignes vers le point de fuite vous pouvez fixer un bout de fil sur le mur à gauche ou à droite de votre tableau à telle distance et à tel endroit où il y aurait le point de fuite. Maintenant, ce fil, fixez le sur le mur, vous pouvez superposer aux lignes conformes sur votre tableau pour vérifier si leur direction vers le point de fuite est correcte.
Méthode 2.
Comment dessiner l’architecture en perspective avec un grand nombre de lignes horizontales.
Si vous avez besoin de dessiner plusieurs lignes horizontales qui se trouvent en même distance l’une de l’autre.
Arômes. Huile sur toile.
Comme, par exemple, sur cette peinture où j’a eu besoin de dessiner en perspective beaucoup de lignes parallèles en même distance, pour peindre les fenêtres de la maison bleue.
Regardez ce schéma.
Ici nous avons une ligne d’horizon et une ligne 1-1′ qui se trouve sous un angle aléatoire par rapport à la surface du tableau. La pointe de fuite de cette ligne se trouve en dehors du tableau. On a besoin de trouver la position d’un certain nombre de lignes parallèles qui se trouvent en haut et en bas de la ligne d’horizon.
Pour faire cela, tirons les lignes verticales du point 1 et point 1′ jusqu’aux points d’intersection avec la ligne d’horizon m et m’. Maintenant divisions les segments 1-m et 1′-m’ en parties égales (sur le schéma en trois parties). Ensuite relierons les points 3 et 3′, 2 et 2′.
Voilà ! On a construit la perspective des lignes qui se trouvent en bas de la ligne d’horizon. Maintenant tirons les lignes verticales 1-m et 1′-m’ plus haut que la ligne d’horizon.
Trouvons les points 4, 5, 6, 7 où chaque segment sera égal au segment 2 -3 et les points 4′,5′,6′,7′, où chaque segment sera égal au segment 2′-3′. Il ne nous reste plus qu’à relier les points 4,5,6,7 et les points 4′,5′,6′,7′ pour obtenir la perspective de ces lignes.
Méthode 3
Comment dessiner l’architecture en perspective au-dessous et au-dessus de la ligne d’horizon.
Cette méthode s’utilise si vous avez besoin de construire la ligne horizontale qui se trouve au-dessus de la ligne parallèle d’horizon qui est parallèle par rapport à la ligne qui se trouve au-dessous de la ligne d’horizon.
Vue sur le monastère à Gorohovech. Huile sur toile.
Cette peinture peut servir d’exemple d’utilisation de cette méthode. Ici j’a eu besoin de dessiner les ligne parallèles au-dessous et au-dessus de la ligne d’horizon.
Maintenant je vous propose d’ observer ce schéma.
Nous avons une ligne 1-2 et le point 3. Tirons les lignes verticales des points 1 et 2 au travers de leurs points d’intersections avec la ligne d’horizon.( la ligne qui sort du point 1 va jusqu’au point 3 ).
Dans ce rectangle 1-n-m-2 dessinons deux diagonales et de leur point d’intersection ( 0 ) tirons une ligne verticale. Après avoir relié le point 3 et point m, trouverons le point 0′ – c’est le point d’intersection des diagonales du rectangle 3-n-m-4. Tirons la ligne du point n à travers le point 0′ jusqu’à son point d’intersection avec la ligne 2m. ( point 4 ). La ligne qui va relier le point 3 et le point 4 sera la ligne parallèle à la ligne 1- 2 dessinée en perspective. De même façon vous pouvez dessine un cube.
Pour mémoriser les méthodes que j’ai décrites, je vous propose de faire quelques exercices. Dessinez et après vérifiez en utilisant ces méthodes, les objets architecturales simples. Par exemple une maison avec les fenêtres ou une clôture avec les planches disposées horizontalement.
J’ai complètement oublié, j’ai encore une astuce pour vous ! 🙂
Pour dessiner les motifs architecturaux vous pouvez utiliser tout simplement la méthode de comparaison. Cette méthode est très utile quand vous voulez dessiner l’architecture en perspective d’après nature en plein air.
Vue sur Barre des Cévennes. Aquarelle.
Travaillant en plein air, d’habitude, on n’a pas beaucoup de temps pour construire chaque ligne comme c’était décrit ci-dessus dans les méthodes précédentes.
Donc, tout d’abord, on peut tout simplement esquisser le dessin selon notre impression, sans vérifier. On fait cela pour avoir le point de départ.
Si l’on n’a pas fait cela, comment cela, on ne comprendra par rapport à quoi on va pouvoir comparer les lignes et les angles.
Dès qu’on a fait ce croquis, on choisit les lignes verticales et horizontales qui nous paraissent correctes et on commence à comparer les autres lignes, les angles et mesurer les proportions comme c’est expliqué dans mon article Comment dessiner correctement où je parle notamment de la méthode de comparaison, que je vous invite à lire.
Comment dessiner les ombres portées avec éclairage artificiel.
Dans mon dernier article j’ai raconté comment dessiner les ombres portées avec éclairage naturel. Maintenant parlerons un peu de l’éclairage artificiel dans la peinture et dans le dessin. Comment construire et dessiner les ombre portées et utiliser l’éclairage, la lumière et le clair-obscure pour organiser l’espace de votre oeuvre et influencer le spectateur.
Nicolaï Gay. La Cène. Huile sur toile.
Quand vous dessinez des objets éclairés par un éclairage artificiel, une lampe, par exemple, les ombres se répartissent de tous les côtés de la source de lumière sur les radius.
Sur ce dessin vous pouvez voir un schéma de placement des ombres portées des perches.
Les perches se trouvent autour d’une lampe ( S ) suspendue au centre au-dessus des perches. Les ombres portées des perches au premier plan (1-1′, 10-10′, 11-11′) se dirigent vers le spectateur, car la source de lumière se trouve derrière lui (le spectateur).
Les ombres portées des perches qui se trouvent à gauche et à droite ( 3-3′ et 8-8′ ) ont une direction horizontale, car la source de lumière se trouve à côté d’elles. Les ombres des perches qui sont placées dans le derrière plan se dirigent vers la profondeur du dessin, car la source de lumière se trouve devant elles.
Plus la source de lumière est haute, plus les ombres sont courtes et à l’inverse, plus la source de lumière est basse, plus les ombres sont longues. Les ombres ont une direction radiale. Leur point de fuite ( S1 ) est la projection de la source de lumière ( S ) qui se trouve sur la même surface où les perches sont placées.
Donc pour construire l’ombre portée d’une perche 1-1’, il faut que l’on tire une ligne droite du point S1, en passant par la base du perche ( 1′ ), jusqu’au point d’intersection avec la rayon de lumière ( 1° ). Le rayon de lumière passe du point S ( source de lumière ), par le point 1, jusqu’au point 1°.
Comment dessiner des ombres portées et construire l’espace du tableau.
“La peinture s’apprend dans les musées.”
Pierre-Auguste Renoir
Étudions maintenant quelques exemples de l’histoire de l’art. Comment les grands peintres construisez les espaces de leurs tableaux à l’aide des ombres et de la lumière.
Ce dessin du peintre russe Nicolas Gay peut servir d’exemple de l’utilisation magistrale des effets de clair-obscure.
Nicolaï Gay. La Cène. Dessin au crayon italien.
Le peintre éclaire un groupe de personnages principaux, surtout le visage du Christ. Alors que la silhouette de Juda est très sombre. Comme cela le peintre arrive à opposer Juda au autres personnages.
Ici on voit comment le peintre met en relief les plis du vêtement de la jeune fille. L’artiste travaille uniquement sur la lumière et généralise les ombres.
Souvent les peintres utilisent deux éclairages en même temps. L’éclairage naturel et l’éclairage artificiel.
Sur cette peinture de Vassili Poukirev “Mésalliance”, les rayons de lumière, pénétrant par la fenêtre, éclairent inégalement l’église.
Vassili Poukirev. Le Mariage arrangé ou Mésalliance.
L’artiste a utilisé la lumière dans la composition pour attirer l’attention du spectateur sur le visage et sur la main tendue de la fiancé.
Vassili Poukirev. Le mariage arrangé ou Mésalliance Fragment
Le vieillard à coté de la fiancé est éclairé moi fort et malgré que ce personnage prenne la place centrale dans ce tableau, le spectateur passe son regard à lui après le visage de la fiancé.
La lumière qui éclaire du haut la figure du vieillard, permet de marquer clairement les rides de la peau flasque pour souligner le sentiment de vieillesse.
Après le peintre attire l’attention du spectateur sur la silhouette du prêtre et ensuite de nouveau sur la main tendue de la fiancé. Tous les autres personnages sont élongés dans la profondeur du tableau et se distinguent à peine. Parmi eux, la lumière fait ressortir le visage pensif et triste d’un homme à droite de la fiancé. Les historiens de l’art supposent que se fut l’autoportrait de l’artiste.
Dans ce tableau le peintre utilise l’influence mutuelle de deux sources de lumière. L’éclairage naturel – la lumière qui tombe de la fenêtre et l’éclairage artificiel – la flamme de bougie.
Finissant cet article sur la théorie des ombres – “Comment dessiner les ombres portées”, je vous conseille d’étudier les œuvres de grands artistes peintres, analyser comment les peintres utilisent les ombres et la lumière pour construire l’espace du tableau, sa composition et la forme des objets.
Si vous avez lu tous les trois articles consacrés à la théorie des ombres, vous avez déjà toutes les connaissance nécessaires pour dessiner en volume et dessiner les ombres portées des objets. Maintenant il ne reste qu’à appliquer vous connaissances.
Si vous avez des questions, posez-les moi dans les commentaires.
Chaque peintre un jour rencontrera ce problème. Comment dessiner les ombres portées des objets. Il paraît que ce serait assez facile. Ce ne sont que des ombres ! Mais en réalité, ce n’est pas si simple que cela.
Le sujet que je vais aborder est assez complexe et peut vous paraître ennuyeux. Mais soyez patients !
Chaque dessin, que l’on fait, est lié directement à la mathématique et à la géométrie. Donc cet article va ressembler plutôt au cours de géométrie.
Mais c’est vraiment nécessaire pour comprendre comment construire et dessiner les ombres. Certainement n’allez-vous pas utiliser la construction géométrique chaque fois que vous allez dessiner les ombres. Mais les connaissances que vous acquérez ici formeront une solide base dans vos études et vous aideront à faire des dessins exacts et éviter les fautes.
Donc soyez patients et attentifs ! On aborde déjà un sujet complexe, mais en revanche, après cela sera plus facile !
“De la main du peintre ne doit sortir aucune ligne qui n’ait été formée auparavant dans son esprit.”
Pour apprendre comment dessiner les ombres portées, étudions trois variantes de placement de la source de lumière. Devant le spectateur, derrière et à côté.
Monet. La position du soleil se situe derrière et à gauche du spectateur.
Monet. La position du soleil se situe à droite du spectateur.
Monet. La position du soleil se situe devant le spectateur. Peinture à contre-jour.
Comment dessiner les ombres quand le soleil se trouve à notre gauche ou à notre droite.
Quand les objets dans un tableau sont éclairés de côté, le spectateur ne voit pas la source de lumière.
Pour déterminer la taille de l’ombre portée de l’objet, tirons les lignes horizontales de la base de l’objet qui nous aideront à déterminer la direction de l’ombre.
Ensuite tirons les lignes qui correspondent à l’angle de la direction de la source de lumière en passant par les points supérieurs de l’objet.
Les points d’intersections, les rayons de lumière avec leur projection détermineront les contours de l’ombre portée.
Comment dessiner les ombres quand le soleil se trouve devant nous.
Les objets à contre-jour.
Si le soleil (ou la lune) se trouvent devant le spectateur on peut des fois le voir représenté par le peintre sur le tableau.
Par exemple si l’artiste peint le soleil couchant, l’aube ou la lune.
Lorsque le soleil se trouve devant le spectateur, il peut être placé à n’importe quelle hauteur par rapport à la ligne d’horizon, alors on ne voit que les côtés non éclairées des objets, ou éclairés partiellement.
Dans cette position toutes les ombres sont dirigées vers le spectateur. De ce fait la projection de la source de lumière ( S1 ) se trouve toujours sur la ligne d’horizon. Le point S1 est le point de fuite pour les ombres portées. Le soleil est la pointe de fuite des rayons de lumière ( S ). Elle se trouve toujours plus haut que la ligne d’horizon, elle se situe toujours sur un même perpendiculaire avec le point de projection de la source de lumière ( S1 ).
Sur ce dessin vous pouvez voir comment se construit l’ombre portée du cube lorsque le soleil se trouve devant et à droite du spectateur.
Les directions des contours de l’ombre portée du cube vont au point ( S1 ) sur la ligne d’horizon.
Pour déterminer la direction et la taille de l’ombre, tirons les lignes des projections du point (S1) passant par les bases des nervures verticales du cube ( 1.1, 3,1, 4.1 ) jusqu’aux points d’intersections avec les lignes tirées de la source de lumière en passant par les points supérieurs des angles ( nervures) du cube ( 1, 3, 4 ).
Sur cette photo vous pouvez voir que la source de lumière se place derrière la boule, donc on voit que l’ombre portée se dirige vers le spectateur.
Le point de fuite pour cette ombre sera la projection de la source de lumière sur la ligne d’horizon, la source de lumière, elle-même, se trouve plus haut que la ligne d’horizon.
Étudions la construction de l’ombre portée d’un cylindre. Comment dessiner les ombres des objets arrondis.
Sur ce dessin le soleil ( source de lumière ) se trouve devant et à gauche du spectateur.
L’ombre portée du cylindre se dirige vers nous. Et selon les règles de la perspective l’ombre paraît s’agrandir.
Observons maintenant la construction analogique des ombres sur le tableau de Vassili Polenov. Qui représente une courette moscovite.
Ici le peintre dépeint une journée ensoleillée d’été. Le soleil éclaire la petite cour se trouvant devant et à droite du spectateur. Les ombres sont dirigées vers le spectateur et à gauche des objets qui jettent les ombres.
Pour déterminer l’endroit où se trouve le soleil, on peut tirer une ligne de la pointe extrême de l’ombre tombant sur le mur éclairé de la maison en passant par la pointe extrême du toit.
Comme cela on aura l’angle des rayons du soleil. Le pente de toiture gauche du toit est plus foncée que le pente de toiture droit, parce qu’il est tourné vers les rayons de soleil sous un angle oblique.
Faites attention à ce que les ombres au premier plan soient plus foncées que celles au dernier plan. Ici on voit les règles de la perspective aérienne. Sur les surfaces ombragées on voit les reflets qui rendent des ombres un peu plus claires.
Comment dessiner les ombres quand le soleil se trouve derrière nous.
Maintenant observons comment dessiner les ombres quand le soleil se trouve derrière le spectateur. Dans ce cas-là on peut voir les côtés éclairés des objets. Les ombres portées se trouvent derrière les objets et sont partiellement cachées.
Les ombres se dirigent du spectateur vers la pointe de fuite ( S1 ) sur la ligne d’horizon devant le spectateur. La pointe de fuite des ombres portées se trouve sur le côté opposé par rapport au soleil.
Sur ce dessin vous pouvez voir comment déterminer l’ombre portée du cube quand le soleil se trouve derrière et à gauche du spectateur.
Dessinons la pointe de fuite S1 sur la ligne d’horizon.
Elle va se trouver du côté opposé par rapport au soleil qui est derrière nous et va déterminer la direction de l’ombre portée.
Le peintre choisit en fonction de son envie la position de ce point ( point de fuite de la ligne d’horizon( S1)) pour obtenir telle ou telle direction de l’ombre portée. La point S qui se trouve au-dessous de la ligne d’horizon est à l’opposé de la source de lumière (soleil). Le point S se trouve aussi bas par rapport à la ligne d’horizon que le soleil est haut.
On peut voir une construction analogique des ombres sur ce dessin qui nous montre comment dessiner une ombre portée de cylindre.
Ici le soleil (source de lumière) se trouve derrière et à gauche du spectateur. Avec une telle position du soleil derrière nous, la projection de la source de lumière (soleil), le point S1, se trouve sur la ligne d’horizon. Alors que le point de fuite des rayons de soleil S se trouve au-dessous de la ligne d’horizon. Le point S1 détermine la direction de l’ombre portée de cylindre.
Les points S1 et S se trouvent toujours sur la même perpendiculaire, dont la hauteur correspond à la position (la hauteur) du soleil au-dessus de la ligne d’horizon. Si le cylindre était éclairé par la source de lumière immobile (une lampe), la direction de l’ombre resterait constante.
Mais quand le peintre travaille en plein air d’après nature, la position du soleil dans le ciel change tout le temps. Donc l’artiste doit choisir une position d’éclairage. C’est pourquoi le point S peut être fixé à n’importe quel endroit, selon l’idée du peintre. Ainsi que la distance S1 – S, qui détermine la position du soleil par rapport à l’horizon, derrière le peintre.
Je répète que les points S1 et S se trouvent toujours sur le même perpendiculaire, la hauteur de laquelle est conforme à la hauteur du soleil au-dessus de la ligne d’horizon.
Comment dessiner les ombres tombant sur les surfaces différentes.
Observons maintenant comment se construit l’ombre portée du cône tombant sur les surfaces horizontales et verticales.
La source de lumière se trouve derrière et à gauche du spectateur.
Pour trouver la direction de l’ombre portée sur la surface horizontale, il nous faut tirer une ligne droite (la projection du rayon de lumière) du point O1 (point de projection de la pointe extrême du cône (O)) jusqu’au point S1 (point de projection de la source de lumière). (O1–S1).
Après cela tirons la ligne droite (cela sera la ligne du rayon de lumière) de la pointe extrême du cône jusqu’au point S (point de fuite des rayons de lumière). L’intersection du rayon de lumière avec sa projection déterminera la position de l’ombre portée sur le point Oo.
Maintenant tirons les lignes droites de la base de cône (points m et n) jusqu’au point Oo. Comme cela on construit une ombre portée du cône sur la surface horizontale. (m Oo n).
Comme on peut le voir sur le dessin, l’ombre portée du cône se pose sur la surface horizontale et verticale. Pour dessiner les ombres portées sur la surface verticale, tirons une ligne perpendiculaire du point d’intersection O1 S1 (projection du rayon de lumière O–S) avec le mur (la surface verticale) jusqu’au point d’intersection avec le rayon de lumière au point O2. Ensuite relions les points m1, n1 avec O2 et comme cela nous finissons la construction de l’ombre portée du cône.
L’éclairage, où la source de lumière se trouve derrière le spectateur, c’est celle que l’on peut voir souvent dans la peinture classique.
Ici on voit que le soleil se trouve derrière et à gauche du spectateur. Les ombres portées des arbres se dirigent vers le point de fuite qui est fixé plus haut que la ligne d’horizon.
D’habitude on voit toujours le point de fuite fixer sur la ligne d’horizon, mais en la circonstance le peintre représente une pente de la colline. Les directions des ombres suivent et relèvent les formes du terrain, le relief des congères de neige.
Dans la journée, quand on ne voit pas de soleil, la fenêtre constitue la source de lumière dans une pièce. Quand la pièce est éclairée par la lumière diffuse, on peut prendre pour une source de lumière le centre de la fenêtre. Mais il faut prendre en considération que la surface de la fenêtre donne les rayons de lumière qui éclaircissent les contours des ombres portées et les rendent flous.
Mes félicitations ! On est arrivé à la fin de cet article !
Maintenant je vous propose de faire un petit exercice. Dessinons ensembles les fruits à contre-jour.
Comme cela, par exemple…
Mais avant je vous conseille de lire mon article: Comment dessiner en volume ! Si vous ne l’avez pas fait avant. 🙂
Et bien sûr je serai très contente si vous me laissiez un commentaire ! Dites-moi si cet article a été utile pour vous. Quelles difficultés rencontrez-vous quand vous dessiner les ombres et les volumes ?
A mon avis, il est le plus facile d’expliquer comment dessiner en volume à l’aide d’un…… tonneau. C’est comme cela que j’explique d’habitude les règles principales de volume à mes élèves à mon école d’art. C’est juste un schéma qui permet de montrer clairement comment le clair-obscur se situent sur un objet arrondi en utilisant les valeurs de gris.
Donc, c’est parti…. Dessinons un tonneau.
Pour commencer à dessiner en volume, tout d’abords, déterminons l’emplacement de la source de lumière. L’endroit le plus clair sur le tonneau c’est la tâche de lumière – Le reflet spéculaire.
Maintenant hachurons légèrement le reste de la surface du tonneau.
C’est la lumière.- Le reflet diffus.
Après ajoutons la demie-ombre (la pénombre) des deux côtés du tonneau. Ce sont les côtés ombragés de l’objet.
Ensuite dessinons l’ombre propre du tonneau. C’est l’endroit de l’objet qui ne reçoit pas de lumière de la source de lumière. Où l’on peut voir souvent une bosse d’ombre (le terminateur).
De l’autre côté de l’ombre portée ce sera l’ombre réfléchie. En fait c’est la lumière réfléchie au sol.
Maintenant dessinons une ombre portée – C’est l’ombre projetée par l’objet.
Cette ombre, elle aussi, n’est pas uniforme. Ici on voit au centre la lumière réfléchie – C’est maintenant l’objet qui influence son ombre portée.
Donc c’est la lumière réfléchie à l’objet. La lumière réfléchie de l’ombre portée de l’objet est toujours entourée par la surface plus sombre. Mais l’endroit le plus foncé de l’ombre portée se trouve toujours sous l’objet et a souvent une forme de triangle.
C’est bien ce triangle le plus foncé de l’ombre portée qui nous permet de positionner notre objet sur la surface. Il nous aide à éviter l’impression que l’objet flotte au-dessus de la surface et montrer le poids de l’objet.
Plus la source de lumière est proche de l’objet, plus les ombres sont contrastées.
Comment dessiner en volume un objet rectangulaire.
Pour étudier comment dessiner en volume un objet rectangulaire, regardons comment le clair-obscur se situe sur un cube.
Ici, sur les facettes du cube, on peut voir un effet semblable à celui qu’on a pu observer dans l’ombre portée de l’objet. Au centre de la surface ombragée du cube on voit la lumière réfléchie par la feuille de papier blanc.
On voit aussi qu’à la frontière entre deux surfaces du cube l’ombre est beaucoup plus foncée. Mais la lumière du côté éclairé du cube est, au contraire, beaucoup plus lumineuse à la frontière des surfaces. C’est cela qui fait ce qu’on appelle un terminateur.
Donc quand on dessine un cube on fait les bords de ses surfaces ombragées plus foncées que le centre de ces surfaces ombragés et on dessine les bords de la surface éclairée plus clairs que le centre de la surface éclairée.
Regardez la ligne très foncée qu’on peut voir dans l’ombre portée sous le cube, elle sert à la même chose que le triangle sous le tonneau. Comme cela on peut mettre l’objet sur la surface.
Observez maintenant comment ces règles de volume que l’on a étudiées s’appliquent sur une forme plus complexe telle qu’une boule et une cube.
C’est un haut relief qui a réuni les formes arrondies et polygonales. On voit ici les mêmes principes d’emplacement du clair-obscur et de la lumière que sur les formes simples.
Maintenant étudions l’influence des reflets colorés sur les objets. C’est important pour apprendre à dessiner en volume de prendre en considération la couleur du reflet même si vous dessinez au crayon, car chaque couleur a sa propre tonalité et sa valeur.
Cela se voit clairement comment la couleur du livre posé à côté d’une boule blanche, influence la couleur de l’ombre réfléchie de la boule.
Vous voyez que si l’on met à côté de la boule un livre rouge, l’ombre réfléchie de la boule prend la couleur rouge, si l’on met un livre bleu, l’ombre réfléchie de la boule devient bleue aussi.
Ce principe marche pour tous les objets de n’importe quelle couleur. Juste à noter que sur une boule blanche qui reflète très fort la lumière, cela se voit plus facilement.
Pour dessiner en volume ensemble des objets correctement, n’oubliez pas encore une règle.
Si l’on dessine plusieurs objets en même temps, par exemple une nature morte ou un bouquet de fleurs, on doit avant tout faire attention au volume de la nature morte ou du bouquet de fleurs en entier. Et pour cela déjà dessiner le volume de chaque objet ou chaque fleur.
Maintenant je vous propose faire quelques exercices pour appliquer les règles que l’on vient d’étudier. Je vous recommande en tant qu’exercice de dessiner au crayon les œufs posés sur une feuille blanche. Je vous donne comme exemples de cet exercice les dessins faits par mes élèves de première année.
Un petit mot sur la position de la main en train de dessiner ou comment tenir un crayon.
Il existe deux positions principales de la main pour tenir un crayon.
Première position de la main pour tenir un crayon.
Mettez votre crayon sur vos doigts et serrez légèrement avec votre pouce.
Essayez de prendre le crayon de cette façon quand vous commencez votre dessin par dessiner les grandes masses pour déterminer la composition et placer les objets. …. Après, quand vous commencerez à préciser la forme des objets, cette position de la main vous aidera aussi à dessiner les facettes de la forme.
Le fait est ,qu’en dessinant en tenant le crayon de cette manière, vous ne travaillez pas seulement avec vos doigts, mais aussi avec votre main et votre bras.
Comme cela vous avez plus une plus grande liberté de mouvement. Cette position vous aidera aussi à faire de grandes hachures. Vous pouvez hachurer comme cela les grandes surfaces de papier ( pour faire le fond, par exemple ) et pour généraliser votre dessin.
Deuxième position de la main pour tenir un crayon.
Tenez votre crayon de même façon que vous tenez votre stylo quand vous écrivez. Cette position s’utilise pour dessiner les petites détails et faire les petites hachures fines.
Au premier regard la première façon d tenir un crayon paraît un peu difficile et inhabituelle. Mais vous verrez que les deux positions sont très faciles à apprendre. Il faut juste les pratiquer un peu de temps. La deuxième position paraît plus facile, tout simplement parce qu’on l’utilise depuis l’école.
Vous verrez que la première position vous donnera plus de liberté dans le dessin.
Dès que vous avez appris comment tenir un crayon, vous pouvez apprendre comment faire les hachures sans abîmer la partie de dessin qui était déjà faite avant. Par exemple vous faites un portrait. Vous avez déjà beaucoup avancé mais il reste encore une partie de dessin à faire.
Comment l’hachurer sans abîmer la partie qui était déjà faite ?
Si vous allez tenir un crayon de cette façon,
vous risquez d’abîmer votre dessin en frottant avec votre main.
Alors pour éviter cela, prenez votre crayon comme si vous écrivez quelque chose ( deuxième position ) et appuyez votre auriculaire contre votre feuille de papier.
Comme cela ce n’est que votre petit doigt mais le crayon qui touchent une feuille de papier. De cette manière vous prouvez faire des hachures sans frotter la feuille avec votre main.
Il y a une autre solution pour protéger votre dessin – mettre une feuille de papier blanche entre votre main et votre dessin, pour dessiner posez votre main déçu.
Mais cette méthode présente un grand inconvenant. Avec cette feuille de papier vous allez couvrir une partie de dessin et comme cela en travaillant vous ne pourrez observer votre dessin en entier ( ce qui est très important pour réussir votre dessin ).
Pour faire de grandes hachures vous pouvez tenir votre crayon comme dans la première position, cela donne plus de liberté à vos mouvements et vous pourrez ne pas vous inquiéter de toucher la feuille de papier avec votre main.
Maintenant à vous de dessiner !
Faites quelques petits exercices pour vous habituer à tenir votre crayon correctement.
Par exemple dessinez un sujet simple pour vous ou celui que vous avez déjà dessiné, mais n’utilisez que la première position de la main pour construire la forme et pour hachurer. Cela vous obligera de tenir le crayon tout le temps dans une position inhabituelle pour vous.
Et vous verrez que vous apprendrez vite cette technique!
Le nom : « la méthode de comparaison » parle d’elle-même. Pour dessiner correctement on doit constamment comparer un morceau par rapport à l’autre, une couleur par rapport aux autres, une ligne par rapport aux autres, un angle par rapport aux lignes horizontales ou verticales.
Ce qui est très important d’apprendre pour dessiner correctement, c’est de se poser la question :
” Où ce détail (objets, morceau, partie, ligne) se trouve t’il par rapport aux autres ?”
D’ailleurs, pour dessiner correctement il faut toujours trouver le point de départ pour votre dessin.
Personnellement, pour débuter un dessin je commence à dessiner selon ma vision et mon impression sans essayer de comparer.
Dès que j’ai déjà quelque chose sur mon feuille de papier, je commence à me poser cette fameuse question ” Où cet objet se trouve-t-il par rapport aux autres ? “
Pour vous montrer plus clairement dont je parle, j’ai pris pour exemple une nature morte composée d’une bouteille et de poires.
On commence le travail en dessinant l’unité des objets de la nature morte en entier avec une figure géométrique pour déterminer la composition.
Pourquoi une figure géométrique ? Parce que c’est beaucoup plus simple pour notre cerveau de structurer notre sujet en utilisant cette forme. Regardez les tableaux de grandes peintre. Rembrandt, Vélasques, Ingres, Raphaël….. Ils ont tous utilisé les figures géométriques pour construire leurs compositions. La figure géométrique la plus utilisée dans la composition, c’est le triangle. Il est partout !
Dans mon prochain article je vous rencontrai plus en détail comment organiser la composition de votre oeuvre. En attendant je vous propose de lire mon article Composition dans lequel je analyse la composition de la nature morte de Jean Baptiste Siméon Chardin.
Revenons à notre thème:
Comment dessiner correctement en utilisant la méthode de comparaison.
Donc, ensuite plaçons les objets dans cette forme géométrique.
Pour l’instant on ne donne que notre impression des objets, on ne corrige rien. On va précisera notre dessin par la suite. Ce croquis nous donne un point de départ pour appliquer la méthode de comparaison.
Maintenant commençons à préciser notre dessin.
Pour dessiner correctement il faut absolument apprendre à voir et mesurer et comparer les proportions. Donc, dans notre nature morte mesurons les objets les uns par rapport aux autres.
Par exemple la taille de la bouteille est égale à la taille de la poire située à sa droite. La largeur de la bouteille est égale à sa taille jusqu’à la gorge etc.
Pour mesurer clignez d’un œil, prenez un crayon et mesurez la largeur de bouteille.
Une fois que vous avez déterminé sa taille, vous la fixez avec le doigt sur le crayon et mesurez cette dimension par rapport à la taille de la bouteille.
Faites toutes les mesures en ayant toujours avec le bras tendu car la distance entre vos yeux et un objet doit rester toujours la même.
Après que vous ayez mesuré les proportions de la bouteille qui est devant vous, vous allez mesurer les mêmes dimensions de la bouteille sur votre dessin pour comprendre si les proportions sont les mêmes.
Maintenant mesurons où se trouve la poire droite par rapport à la bouteille et à la poire gauche. Pour mesurer on cligne de nouveau d’un œil. On prend le crayon et, toujours avec un bras tendu, on fixe le bas de la poire.
Comme cela on voit clairement la distance entre le crayon et le bas de la bouteille ainsi que le bas de la poire située à sa gauche.
Après cela on dessine une ligne horizontale droite qui touche le bas de la poire, là sur notre dessin. Et on voit où l’on doit placer la poire par rapport à la bouteille et aux autres objets.
Ensuite mesurons un angle entre la queue de la poire et sa partie ronde. On fixe le crayon en horizontal au bas de poire. Et on voit quelle est la distance entre le crayon et la queue de la poire.
Après on dessine la ligne horizontale au bas de poire sur notre dessin et on voit où sera la queue.
Il y a un autre moyen pour vérifier si la queue est bien placée. Vous fixez votre crayon en horizontal (toujours !) sur la queue du poire et regardez où elle se trouve par rapport à la partie ronde de la poire.
Sur votre dessin également vous dessinez une ligne droite horizontale entre la queue et la partie ronde de la poire. Vous comparez si sur votre dessin la ligne passe dans le même endroit que la poire que vous avez devant vous.
Très important ! Toutes les mesures se font toujours avec le bras tendu, un œil mi-clos et avec les lignes horizontales et verticales.
Pour mesurer l’intensité du clair – obscur, on cligne des yeux et on mesure l’intensité des ombres les unes par rapport aux autres et la lumière aussi les unes par rapport aux autres aux endroits éclairés.
Dans la peinture pour trouver une couleur correcte, on compare les couleurs similaires entre elles ( les verts entre les verts, les bleus entre les bleus etc ) pour trouver la différence des nuances.
Pour vous montrer un exemple, j’ai choisi quelques œuvres de Claude Monet où on peut voir clairement la diversité des nuances de couleurs bleue.
Voilà ! Maintenant à vos pinceaux ! Essayez de faire une petite exercice en appliquant cette méthode. Dessiner par exemple une nature morte simple. Disons, une nature morte composée de trois objets. Les choses les plus géniales sont toujours les plus simples ! 🙂
Si vous avez les question ou les petites difficultés ( tout les artistes rencontrent les difficultés sur leur chemin. Il ne faut pas en avoir peur! On est tellement heureux de les surmonter ! ) je suis là pour vous aider ! Ecrivez-moi dans les commentaires si cette méthode vous aide à dessiner correctement et progresser dans la peinture ! Vous pouvez m’écrire également sur mon adresse mail en utilisant le formulaire de contacte sur la page “A propos “.
Je suis toujours heureuse de vous aider !
P.S. On finira la nature morte avec les poires, que l’on a commencé aujourd’hui dans un des prochains cours. 🙂
Commençons à dessiner les mains comme d’habitude par déterminer la composition et bien placer notre dessin sur une feuille de papier.
Je répète et répète cette phrase comme un axiome…. Commençons par la composition ! Toujours ! Ne ratez jamais cet étape importante de votre futur oeuvre!
Combien de fois ai je vu des tableaux, bien faits techniquement, mais au final, complètement ratés à cause de négligences sur la composition !
Parfois, si vous n’êtes pas sûrs de votre composition, il est raisonnable de prendre une feuille de papier, puis dessiner un petit cadre et faire une petite esquisse pour décider de la composition et ensuite réaliser votre sujet sur une grande feuille sans avoir peur de vous tromper dans la composition.
Revenons à notre dessin.
On continue à dessiner les mains.
Quand notre composition est bien déterminée faisons un croquis rapide. Juste la position des mains, notre impression de ce que l’on voit. On commence à dessiner les mains, comme d’ailleurs tous les autres sujets, selon notre impression, sans vérifier si c’est correct ou pas. Souvent la première impression est très juste !
Et en plus, comme cela on a déjà le point de départ de notre dessin car on utilise toujours la méthode de comparaison pour dessiner les mains comme pour tous les sujets compliqués.
Ensuite on commence à préciser et construire notre dessin. On fait sa construction toujours avec des lignes droites qui nous permettent de bien voir les angles et de comparer les détails, les uns par rapport aux autres.
La position des mains est assez difficile, donc pour dessiner les mains le plus correctement possible, dessinons comme si les mains étaient transparentes, essayons de voir une forme à travers une autre forme. C’est une méthode très efficace pour dessiner correctement n’importe quel sujet.
Dès que la construction est prête on efface les lignes de structure et on commence à rendre les formes moins géométriques en continuant à les préciser et à les ajuster. Petit à petit les mains deviennent plus naturelles et réalistes.
Maintenant précisons encore plus les formes en rajoutant les claires-obscurs. Essayez de faire des hachures qui suivent la forme, ça vous aidera à montrer le volume.
Mais évitez de faire les hachures trop arrondies, car cela peut faire un effet de gonflage. Alors qu’on n’en a pas besoin . On doit plutôt montrer les facettes de la forme.
C’est une faute très répandue chez les débutants mais aussi chez les peintres expérimentés. Essayons de l’éviter !
Toutes les formes qu’on voit autour de nous ont des facettes. Toutes, sans exception!
Regardez une pomme. Quelle forme a t’elle ? Ronde ? Arrondie ? Non. Elle a plein de facettes.
Touchez une pomme pour vérifier. Et pour tout ce qu’on voit autour de nous, c’est pareil. Des facettes partout! Bien sûr en dessinant on adoucit les facettes pour rendre la forme plus naturelle, mais sans facette elle ne serait pas réaliste non plus.
Voila ! Un peu de théorie.
Maintenant on continue à dessiner les mains !
En ce qui concerne notre dessin, on rajoutera encore plus de clair-obscur avec les ombres portées.
Pour faire ressortir la mains droite au premier plan faisons les ombres un peu plus foncées et soulignons les doigts qui couvrent les autres doigts.
N’oubliez pas, que tout au long de notre travail, on n’arrête pas de préciser la forme.
Pour finaliser notre dessin, on va généraliser les ombres, car on ne doit jamais détailler de manière identiques les ombres et la lumière. Si la lumière est plus détaillée, on généralise les ombres et inversement .
Pour que cela soit plus facile à dessiner les mains correctement je vous propose d’étudier un peu leur anatomie. Je sais que cela peut paraître pas trop intéressent voire inutile. Mais selon mon expérience, la connaissance approfondie de l’anatomie aide beaucoup à comprendre telle ou telle position, ou encore la structure des mains ou du corps humain.
Je vous conseille à lire quelques articles sur l’anatomie: