Comment dessiner un escalier en perspective

Comment dessiner un escalier en perspective frontale et oblique.

Si vous connaissez la taille et la largeur des marches de l’escalier, vous pouvez dessiner l’escalier en perspective avec le point de fuite choisi à l’horizon.

Première méthode

Comment dessiner un escalier en perspective frontale

Observons la construction de l’escalier en perspective dans la position frontale.dessiner un escalier en perspective frontaleCommençons par définir la place de la ligne d’horizon et du point de fuite P. Traçons également le point D1.

La distance jusqu’au point D1 division par deux pour que notre construction de l’escalier ne sorte pas de notre feuille. Donc comme cela on obtient le point D1:2. La diminution de la distance P-D1  n’affecte pas l’exactitude de la construction de l’escalier car la largeur des marches de l’escalier diminue aussi.

Après avoir dessiné la ligne verticale  de la hauteur de l’escalier, marquons sur cette ligne les points a, c, d, e, m à  une distance égale à la hauteur de chaque marche.

Maintenant  relions les point a, c, d, e, m avec le point de fuite central P. Du point a, sur la ligne a b,  reportons la distance égale à la taille d’une marche divisée par deux (car nous avons déjà divisé par deux la distance jusqu’au point D1 pour obtenir le point D1:2).

Ensuite répétons cette distance en fonction de la quantité des marches de l’escalier. Relions les points 1,2,3 avec le point D1:2. De points d’intersections des lignes 1,2,3 – D1:2 avec la ligne a P tirons les lignes verticales jusqu’aux lignes qui déterminent la hauteur des marches de l’escalier. Voilà l’escalier est construit.

Observez cette peinture d’ Hubert Robert qui représente un escalier dans la position frontale.

 escalier en perspective frontale Hulbert Robert

Maintenant regardons

Comment dessiner un escalier en perspective dans la position de profil.

dessiner un escalier en perspective vu de profil

Pour dessiner un escalier en perspective vu de profile construisons le limon de l’escalier avec les proportions choisies. Ensuite reportons sur la ligne horizontale à la base de l’escalier la moitié de la largeur de l’escalier 10 – 11 et relions le point 11 avec le point D1:2.

Les lignes droites qui passent par les coins du limon de l’escalier 2,10 donnent la possibilité de construire le côté opposé de l’escalier.

Sur cette peinture de Hubert Robert vous pouvez voir l’escalier construit dans la même position, vu de profile.

Hulbert Robert

Comme exercice je vous propose de dessiner l’escalier d’après nature dans les positions différentes par rapport à la surface du tableau est à la ligne d’horizon, une porte ou une fenêtre ouverte,  un coffret avec un couvercle ouvert.

Deuxième méthode

Je vous donnerai encore une méthode comment dessiner un escalier en perspective, qui peut vous servir quand vous dessinez un escalier d’après nature.

Mais attention ! Si cette méthode est très simple, elle n’est pas aussi exacte que les méthodes précédentes.

Comme je l’ai déjà expliqué dans mon article Comment dessiner un carré aléatoire en perspective, cette méthode ne peux pas être utilisée pour le dessin d’architecte, car elle contient des paramètres que l’on doit prendre à l’œil.

Par contre cette méthode et très efficace quand vous dessinez d’après nature, car en ce cas-là vous pouvez tout simplement utiliser la Méthode de comparaison quand vous n’arrivez pas a construire un escalier en vous appuyant uniquement sur la géométrie.

Comment dessiner un escalier en perspective oblique avec deux points de fuite.

Donc on commence comme d’habitude pas dessiner la ligne d’horizon. Ensuite traçons deux points de fuite P1,P2 sur la ligne d’horizon.

Comment dessiner un escalier en perspective oblique

Choisissons le point a et tirons de ce point les lignes droites vers le point P1 et le point P2. Après cela dessinons une line verticale du point a vers le haut et choisissons sur cette ligne le point b. Maintenant tirons les lignes horizontales vers le point P1 et P2.

Trouvons à (l’œil ! ) le point c sur la ligne b-P2 et tirons de ce point les lignes horizontales vers les points P1,P2 et une ligne verticale. Sur cette ligne verticale, reportons du point c le segment égal au segment a-b qui détermine la hauteur d’une marche de l’escalier. Comme cela on détermine la place du point d. De ce point tirons les lignes horisontales vers les points P1 et P2. Sur la ligne d-P2 trouvons à l’œil le point e et tirons de ce point les lignes horizontales vers les points de fuite P1,P2 et une ligne verticale.

Donc l’inexactitude de cette méthode est que nous sommes obligés de prendre à l’œil la largeur des marches, ce qui n’est pas grave quand on dessine d’après nature, car dans la plupart des cas on utilise beaucoup la méthode de comparaison. Cela veut dire que l’on peux trouver la largeur des marches en mesurant les proportions. Par exemple, on peut mesurer la largeur d’une marche par rapport à sa hauteur et la largeur de la deuxième marche par rapport à celle de première.

Pour construire le coté opposé de l’escalier choisissons le point a1 sur la ligne a-P1 et tirons une ligne horizontale vers le point P2 et une ligne verticale jusqu’au point d’intersection avec la ligne b-P1 pour obtenir le point b1. Ensuite tirons une ligne horizontale du point b1 vers le point P2 et sur le point d’intersection avec la ligne c-P1 dessinons le point c1 etc.

Bien sûr que quand vous dessinez d’après nature, vous dessinez plutôt à l’œil, mais si vous connaissez déjà la méthode de construction de l’escalier en perspective, il sera plus facile pour vous de dessiner un escalier en perspective d’après nature correctement.

Donc, d’abord je vous propose de dessiner un escalier en perspective en utilisant l’explication et les images de cet article et après de passer au dessin d’après nature pour appliquer les connaissances acquises.

Je vous propose également de lire mon article Comment construire un carrelage en perspective.

Et bien sûr je serai très contente si vous me laissez un commentaire.

N’hésitez pas à me poser des questions ! Je suis toujours ravie de vous aider!

A bientôt ! 🙂

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La perspective aérienne

La perspective aérienne

Dans mes articles précédents je vous avez beaucoup parlé de la perspective linéaire.  Aujourd’hui  parlons un peu de la perspective aérienne.

L’artiste peintre a besoin de connaître les règles de la perspective aérienne pour pouvoir représenter correctement la profondeur de l’espace de son tableau.

Quand on compare visuellement les objets qui sont placés à côté de nous et à distance, on voit qu’au fur et à mesure que l’objet s’éloigne vers la ligne d’horizon, ses ombres et sa lumière perdent leur contraste. Les contours deviennent moins clairs et précis. Les volumes s’aplatissent. Les couleurs deviennent plus claires.

Dans la peinture de l’époque  du Classicisme il était d’usage de repartir le paysage en plans ayant des teintes différentes. Selon cette règle, le premier plan devait avoir principalement les couleurs brunes, le deuxième plan – les couleurs vertes et le dernier plan les couleurs bleus.

Cette règle a du sens, car dans la perspective aérienne la couleur de l’air compte aussi.

Et oui, l’air a de la couleur aussi. C’est la couleur bleu claire. Donc, plus l’objet s’éloigne vers la ligne d’horizon, plus la couche d’air entre nous et l’objet est épaisse. Et comme l’air a la couleur bleu claire, on voit les couleurs de l’objet  plus froides et plus claires. C’est le bleu d’air qui influence les couleurs de l’objet. En plus l’air n’est pas complètement transparent. On peut voir parfois les mouvements de l’air les jours de canicule.

Néanmoins, la représentation de la perspective aérienne est basée sur la différence des valeurs de gris, la différence entre les ombres et la lumière plus contrastées au premier plan et moins contrastées et plus flous au second plan.  Sur un tableau on peut représenter beaucoup de plans et chaque plan plus éloigné vers la ligne d’horizon sera plus clair et plus froid, au niveau des couleurs.

Par exemple si vous dessinez une allée d’arbres, chaque arbre qui s’éloigne vers la ligne d’horizon sera plus clair,  moins contrasté, moins volumétrique et plus froid que l’arbre précédent, plus proche de nous.

Quand vous travaillez d’après nature,  pour voir la différence de clair-obscur, essayez de regarder des objets ou, ce qui est mieux, le paysage en entier, en plissant les yeux. Comme cela vous verrez clairement la différence entre la lumière et l’ombre et pourrez facilement comparer l’intensité des plans.

En plein air il faut aussi prendre en considération des couleurs réfléchies sur les objets. Par exemple, quand il fait beau, on voit la couleur bleu du ciel dans les ombres portées des objets, le soleil jette sa lumière chaude sur les arbres verts, cette lumière colore les feuilles qui sont à la base vertes en couleurs jaunes, ocres et rouges.

Maintenant je vous propose de faire quelques exercices. Dessinez ou peignez une allée d’arbres et le champ avec la route.

Comme par exemple dans cette peinture  d’ Ivan Chichkine où on peut voir les couleurs et les teintes plus intenses au premier plan et beaucoup plus claires vers la ligne d’horizon.

la perspective aérienne Ivan Chichkine
Ivan Chichkine

Faites attention ! Le ciel, lui aussi, perd de son intensité et change sa couleur vers la ligne d’horizon. Cette peinture peut également nous servir d’exemple d’utilisation de trois plans de couleurs dans la perspective aérienne. Sauf que le peintre a fait le premier plan vert, deuxième – brun et dernier plan – bleu, alors que dans la peinture classique le premier plan est brun, deuxième est vert et le dernier plan est bleu.

Ou par exemple comme dans cette peinture de Claude Monet.

Ici on peut voir clairement la différence entre les arbres du premier plan et les arbres de deuxième et arrière-plan.

Les arbres qui sont très foncés et contrastés au premier plan perdent leur volume et leur contraste au fur et à mesure qu’ils s’éloignent vers la ligne d’horizon.

la perspective aérienne Claude Monet
Claude Monet Les peupliers

Merci d’avoir lu cet article !

Je vous invite également à me laisser un commentaire. N’hésitez pas à me poser des questions ! Je suis toujours ravie de vous aider !

A bientôt ! 🙂

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Comment construire un carrelage en perspective.

Comment construire un carrelage en perspective.

Cet article est la suite de l’article précédent de mon blog Comment dessiner un carré aléatoire en perspective. Ici on apprendra comment construire un carrelage en perspective dans une position frontale et aléatoire.

Commençons par étudier:

Comment construire un carrelage en perspective dans la position frontale .

D’abord traçons la ligne d’horizon, sur laquelle nous dessinerons le point de fuite central P. La distance jusqu’au spectateur, ou le point de vue, division cette distance par trois pour que la construction soit plus facile.

Comment construire un carrelage en perspective frontale

Ensuite traçons les points qui indiquent la largeur des carrés de carrelage sur le bas de notre tableau.

Maintenant on peut relier les points 1,2 et 3 avec le point de fuite central P. De cette manière nous obtiendrons les directions des côtés des carrés de carrelage qui vont dans la profondeur du tableau. Pour déterminer la profondeur de chaque carré en perspective, divisons la largeur de chaque carré ( en bas du tableau ) en trois.

Après avoir relié tous ces points avec le point D1:3, trouvons les points 1°,2°,3°,4° sur la direction 1 – P. Ces points nous indiquent la profondeur nécessaire pour  construire un carrelage en perspective. Il ne nous reste plus qu’à dessiner les lignes horizontales en passant par ces points et comme cela finir construire un carrelage en perspective frontale.

Comment dessiner un carrelage, placé sous un angle de 45° en perspective.

Si on a besoin de construire un carrelage en perspective, placé sous un angle de 45° par rapport à la surface du tableau, on doit tout simplement tracer les diagonales pour chaque carré et reproduire la même construction que pour  le carrelage dans la position frontale. Comme on peut voir sur ce dessin.

Comment construire un carrelage en perspective sous angle 45

La seule différence est que les points en bas du tableau n’indiqueront pas les côtés, mais leurs  diagonales.

Dans l’article précédent  je vous ai parlé du principe de la grille en perspective. Pour illustrer ce principe,regardons :

Comment construire un carrelage en perspective dans une position aléatoire.

Pour construire un carrelage en perspective oblique, je vous donnerai la méthode qui est très simple.

Commençons, comme d’habitude par dessiner la ligne d’horizon sur laquelle nous tracerons deux points de fuite F1 et F2. En bas du tableau nous dessinerons les points qui indiquent la largeur des carrés 1, 2, 3, 4, etc.

Comment construire un carrelage en perspective oblique

De ces points nous tirerons les lignes droites vers le point de fuite  F1 ( 1 – F1, 2 – F1, 3 – F1, 4 – F1 ). Et ensuite nous relierons les mêmes points avec le point de fuite F2  ( 1 – F2, 2 – F2, 3 – F2, 4 – F2 ).

Voilà, vous  savez  comment construire un carrelage en perspective et pouvez utiliser ces connaissances pour appliquer le principe de grille en perspective lorsque vous dessinez les paysages, l’architecture en perspective et les intérieurs.

Observons maintenant quelques exemple de l’histoire de l’art où les artistes ont représenté dans leurs tableaux le carrelage ou les carreaux de parquet.

Sur la fresque de Raphaël  “L’École d’Athènes” , placée au début de cet article, on peut étudier comment construire un carrelage en perspective frontale.

Cette aquarelle de Fiodor Ivanovitch Tolstoï  représente le parquet en mosaïque dans la position frontale aussi.

Fiodor Ivanovitch Tolstoï. Comment construire un carrelage en perspective frontale
Fiodor Ivanovitch Tolstoï

Sur cette peinture de  Mikhailov , on peut voir comment le peintre construit les mosaïques de parquet placés sous un angle de 45° par rapport à la surface du tableau.

Mikhailov
Grégoire Mikhailov

Et à la fin regardons encore une fois la peinture de Nicolaï Gay  où on peut étudier comment l’artiste construit le carrelage dans la position oblique.

Nicolaï Gay. Comment construire un carrelage en perspective oblique
Nicolaï Gay. Pierre le Grand interrogeant le tsarévitch Alexis à Peterhof

Maintenant je vous propose de dessiner le carrelage ou la mosaïque de parquet pour appliquer ce qu’on a appris dans cet article. Pour vous entraîner, je vous propose également de dessiner les planches de parquet, comme, par exemple sur ce tableau d’Ilia Répine

Ilia Répine.
Ilia Répine  Visiteur inattendu

Et bien sûr, Je vous invite à me laisser un commentaire. N’hésitez pas à me poser des questions ! Je suis toujours ravie de vous aider !

A bientôt ! 🙂

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Comment dessiner un carré aléatoire en perspective.

Comment dessiner un carré aléatoire en perspective.

Et pourquoi il faut savoir comment dessiner un carré aléatoire en perspective pour apprendre la peinture, notamment le paysage. 

Les études approfondies de la perspective aident au artiste peintre à apprendre à dessiner d’après nature. Car l’artiste dessine ou peinte la nature d’après ses observations et ses connaissances acquises. La capacité à dessiner un carré aléatoire en perspective est importante lorsque vous représentez des carrelages ou des carreaux de parquet.

Comme par exemple, dans ce tableau de Nicolaï Gay.

Dessiner un carré aléatoire en perspective. Gay.
Nicolaï Gay. Pierre le Grand interrogeant le tsarévitch Alexis à Peterhof

La capacité à construire le carrelage en perspective à une grande importance lorsque vous dessiner un paysage. Par exemple quand vous dessinez les vagues ou les nuages. Le principe de la représentation et identique à celle des carreaux de parquet ou des carrelages. C’est  le principe de la grille en perspective.

Malgré que les contours des nuages soient variables, le type de leurs formes, a la même hauteur et dans les mêmes conditions météorologiques, est homogène.

C’est pour cela que l’on doit les dessiner plus petites vers la ligne d’horizon. Et les parties supérieures des nuages peuvent se cacher partiellement derrière les nuages qui sont plus proches du spectateur. Il faut se rappeler que les parties basses des nuages se trouvent à la même hauteur.

Dans ce paysage d’ Isaac Levitan on voit la réduction progressive des vagues au fur et à mesure qu’elles s’éloignent vers la ligne d’horizon et dans la profondeur du tableau. Étudiez aussi la peinture d’Isaac Levitan “Le lac” que vous avez vu au déduit d’article. Dans ce paysage vous pouvez voir la diminution progressive des nuages vers la ligne d’horizon. 

Dessiner un carré aléatoire en perspective. Levitan
Isaac Levitan. Le vent frais. La Volga.
Donc étudions maintenant comment dessiner un carré aléatoire en perspective.

D’abord on choisit le point de fuite central P et un côté du carré A E. Ensuite nous devons relier les points  A et E avec le point de fuite centrale P et continuer de tirer ces lignes jusqu’au bas du tableau, cela veut dire jusqu’aux points A1 et E1. Comme la distance entre le tableau et le point de vue et trop grande, on va la réduire de quatre fois (Z:4), pour que cela soit plus pratique à construire. Alors la distance A P on doit la diviser par quatre aussi. Comme cela on obtient la distance P-a.

dessiner un carré aléatoire en perspective
Comment dessiner un carré aléatoire en perspective.

Du point a tirons une ligne parallèle au segment A E, jusqu’à son point d’intersection avec la ligne d’horizon. Comme cela on obtiendra le point F2:4. Maintenant  trouvons  le point e. C’est le point d’intersection des lignes E-P et a- F2:4.  Le point F2:4 relions les avec le point Z:4. Ensuite construisons un angle droit avec le point Z:4, en construisant son deuxième côté jusqu’à la ligne d’horizon.

De cette manière on trouvera le point F1:4. Dans la partie basse du tableau, le segment A1 – E1 est représenté par la projection de la taille réelle du carré. Il faut reporter cette distance A1 – E1 sur la ligne d’horizon du point F2:4 dans la direction du point de fuite central P.

La construction restera correcte même si l’on ne reportera pas la distance entière, mais sa moitié. Comme sur notre dessin où on reporte la moitié du segment A1 – E1 et comme cela on obtient le segment n1- F2:4. Du point n1 tirons la perpendiculaire jusqu’au point d’intersection avec la ligne F2:4 – Z:4 et ainsi nous trouverons le point n. Le segment n- F2:4 est égal à la moitié de la taille réelle d’un côté de carré.

Maintenant  relions les points a et e avec le point F1:4 et nous trouverons ainsi les directions des autres côtés du carré en perspective ( ce et ab ).

Pour obtenir les directions de ces côtés de carré, nous reporterons la taille de segment n-F2:4 du point de fuite F1:4 dans la direction du point  Z:4. De cette façon nous aurons trouvé la dimension F1:4 -m.

Maintenant on doit projeter le point m sur la ligne d’horizon pour obtenir le point m1.  La dimension F1:4-m1, c’est la taille de la moitié  de la projection du côté A B de carré. Maintenant on peut facilement trouver la taille de la projection du côté A B en entier, ayant reporté deux fois la distance F1:4-m du point A1 jusqu’au point B1 ( A1-B1) dans la partie basse du tableau.

Relions le point B1 avec le point de fuite central P et trouvons le point b. Ce sera le point d’intersection des lignes B1-P et a-F2:4. Ayant relié le point b avec le point F2:4 on obtiendra le point c au point d’intersection avec la ligne e-F1:4. Voilà on a trouvé le carré abce. Maintenant il ne nous reste que tirer une ligne parallèle à la ligne a-F1:4 du point A jusqu’au point d’intersection avec la ligne B1-P pour trouver  le point B. De la même manière trouvons le point C et comme cela nous pourrons finir à dessiner un carré aléatoire en perspective.

Je vous donnerai ici encore une  astuce, beaucoup plus simple, pour dessiner un carré aléatoire en perspective.

comment dessiner un carré aléatoire en perspective  une astuce simple.

Pour commencer traçons la ligne d’horizon et les points de fuite F1 et F2.

Ensuite choisissons la place du point A et tirons les lignes droites du point A aux points F1 et F2  ( A – F1, A – F2 ). Sur la ligne A – F1 traçons le point B et relions le point B avec le point de fuite F2 ( B – F2 ).

Après cela traçons le point E sur la ligne A – F2 et relions le point  E avec le point de fuite F1 ( E – F1 ). Finissons la construction de ce carré par trouver le point C. Le point C sera le point d’intersection de la ligne E – F1 avec la ligne B – F2.

La différence entre deux méthodes.

La différence entre ces deux méthodes est que la première méthode est utilisée plutôt par les architectes ( cela ne signifie pas que les peintres ne doivent pas la connaître ) pour placer le carré avec les proportions et les dimensions exactes et précises dans l’espace du tableau.

Donc si l’on regarde de nouveau le premier schéma, ici le deuxième carré abce, c’est la projection du premier carré ABCE. C’est pour cela qu’ils n’ont pas les mêmes points de fuite.

Le problème de la deuxième méthode est que l’ on ne peut pas mesurer la taille exacte des côtés de carré de cette manière et on est obligé de les tracer à l’œil. Ce qui n’est pas grave en soit quand vous dessinez d’après nature et quand vous pouvez en plus utiliser la méthode de comparaison pour vérifier votre dessin.

Bravo! Si vous êtes arrivé jusqu’ici, cela veut dire que vous avez eu la patience pour lire cet article qui est assez complexe jusqu’au bout.

Et vous avez bien raison!

Car il n’y a pas de choses le plus important pour l’artiste peintre que de vouloir comprendre pourquoi le monde qui nous entoure est organisé de cette façon, pourquoi on voit  tel ou tel objet de cette manière, aller jusqu’au bout pour comprendre l’origine des choses et vouloir apprendre.

Maintenant je vous propose de faire un exercice. Dessinez un paysage avec les vagues ou avec beaucoup de nuages en appliquant le principe de grille en perspective.

Cela ne veut pas dire que vous deviez absolument construire le carrelage pour dessiner les nuages. Vous pouvez facilement utiliser la méthode de comparaison pour dessiner d’après nature.  Mais comme vous avez déjà acquis les connaissances  dans cet article, vous auriez plus de facilité à dessiner, sachant comment cela se construit.

Je vous invite également à me laisser un commentaire. Et n’hésitez pas à me poser des questions ! Je suis toujours ravie de vous aider !

A bientôt ! 🙂

Lisez la suite de cet article dans mon article suivant Comment construire un carrelage en perspective, ou je vais parler plus du principe de la grille en perspective.

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Comment dessiner un paysage en perspective

Comment dessiner un paysage en perspective.

Pour apprendre à dessiner un paysage en perspective, parlerons d’abord comment le point de fuite se déplace en fonction de la position des maisons ou des objets par rapport à la surface de tableau.

Sur ce dessin vous voyez la rue, dessinée dans la position frontale par rapport au spectateur.

dessiner un paysage en perspective

La ligne d’horizon se trouve dans la partie inférieure de la feuille. Toutes les lignes des façades des maisons se dirigent vers le point de fuite frontal. La largeur des fenêtres se rétrécit progressivement vers le point de fuite P.

Maintenant observons ce dessin qui nous montre comment dessiner un paysage en perspective avec un chemin qui monte ou avec las maisons qui sont placées sur une colline ou une montagne.

Ici on voit la rue qui monte.

dessiner un paysage en perspective. La route monte,

Les corniches des maisons,  les rebords des fenêtres et d’autres éléments horizontaux des maisons se dirigent vers leurs points de fuite P sur la ligne d’horizon.  Alors que les lignes des socles des maisons se dirigent vers le point de fuite P2 qui se trouve au-dessus de la ligne d’horizon et sur le même perpendiculaire avec le point de fuite central P.

Sur ce dessin on voit que d’abord la rue a une montée raide et ensuite la pente devient plus douce. Donc le point de fuite P1 pour les socles des maisons qui se trouvent plus loin du spectateur et plus proche de la ligne d’horizon, sera placé plus bas que le point de fuite P2 et plus près de la ligne d’horizon.

Les points de fuite qui se trouvent au-dessus de la ligne d’horizon, s’appellent “les points de fuite aériens”. Plus la montée est raide, plus le point de fuite sera haut par rapport à la ligne d’horizon.  

Regardez cette aquarelle d’Alexandre Benois.

Alexandre Benois
Alexandre Benois

Ici on voit comment le point de fuite aérien P1 s’est placé par rapport au point de fuite central P.

Quand on dessine la rue ou la route qui descend, les points de fuite pour les trottoirs et les socles des maisons seront placés au-dessous de la ligne d’horizon.

Comme sur ce dessin qui nous explique comment dessiner un paysage en perspective avec un chemin ou une route qui descend.

dessiner un paysage en perspective La rue qui descend,

Plus la pente est raide, plus le point de fuite sera bas par rapport à la ligne d’horizon. Et plus la pente est douce, plus le point de fuite sera proche de la ligne d’horizon.

Maintenant regardons comment dessiner un paysage en perspective avec la route sinueuses qui monte ou qui descend.

Sur ce dessin vous pouvez voir que la rue tourne.

dessiner un paysage en perspective La route qui tourne,

Les lignes horizontales des maisons se dirigent vers plusieurs points de fuite sur la ligne d’horizon. Leurs emplacements dépendent des angles sous lesquelles les façades se situent par rapport à la surface de tableau.

Les lignes horizontales des fenêtres des façades placées perpendiculairement par rapport à la surface de tableau, se dirigent vers le point de fuite central P. Mais si la rue qui tourne a, en plus, une montée ou une descente, les points de fuite de toutes les lignes horizontales seront placés sur la ligne d’horizon à gauche ou à droite du point de fuite central P, en fonction de l’angle de rotation de chaque maison. Et les points de fuites des socles de mêmes maisons se trouveront sur les perpendiculaire des mêmes points de fuite, mais au-dessus ou au-dessous de la ligne d’horizon. Pour apprendre comment dessiner en perspective les éléments verticaux du paysage lisez mon article Dessin en perspective. les éléments verticaux.  

Ce sont  les règles de la perspective qu’on se doit de connaître pour dessiner les paysages. Quand vous connaissez ces règles vous pouvez vous corriger quand vous dessiner d’après nature.

Bien sûr, si l’on dessine en plein air d’après nature on utilise plutôt la méthode de comparaison où on mesure les proportions, compare les objets et les distances entre eux. Mais quand on connaît déjà les règles de la perspective, on peut se rendre compte pourquoi on voit  la nature de telle ou telle façon.

Observons ce tableau de Sylvestre Chtchedrine.  C’est une bonne exemple qui nous montre comment dessiner un paysage en perspective.

Comment dessiner un paysage en perspective
Sylvestre Chtchedrine

Ici on voit la rivière et l’architecture dessinées en perspective. Selon les règles de la perspective, la rivière est représentée se rétrécie vers la ligne d’horizon.

Les murs des maisons sont placés sous les angles différents par rapport à la surface de tableau. Donc les points de fuites de ces maisons se trouvent sur la ligne d’horizon,  mais dans les endroits différents, car les façades sont placées différemment par rapport à la surface de tableau et à la ligne d’horizon.

Maintenant je vous propose de passer de la théorie à la pratique.

Faisons quelques exercices. Dessinez d’après nature ou de tête, une rue située sur un plan horizontal, une rue avec une montée et une rue avec une pente.

Je vous invite également à lire mon article qui peut être utile pour vous Trois méthode simple pour dessiner l’architecture en perspective. 

Et bien sûr je serai très contente si vous me laissez un commentaire.  N’hésitez pas à me poser des questions ! Je suis toujours ravie de vous aider !

A bientôt ! 🙂

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Dessin en perspective.

Dessin en perspective. Les éléments verticaux.

Parfois quand on travaille sur un tableau, pour faire un dessin en perspective, on a besoin de déterminer les places des fenêtres ou des colonnes qui se trouvent à la même distance l’une de l’autre. Donc comment faire pour déterminer leurs places et les intervalles entre elles ?

Comme, par exemple, sur ce pastel.

Dessin en perspective. Pastel.
La Seine en hiver. Pastel sec sur papier

Observez ce dessin en perspective ou plutôt un schéma qui représente les perches placées à la même distance l’une de l’autre.

Dessin en perspective. Schéma

 

Pour déterminer les place des perches, dessinons tout d’abord la première perche AA’ et après tirons les liens de ces points extrêmes au point de fuite P.  Donc avec cette façon de procéder on détermine du même coup la direction des autres perches.

Ensuite dessinons la deuxième perche BB’ à la distance choisie. Maintenant pour déterminer les mêmes distances au fond du tableau, divisions la hauteur de la première perche en deux parties égales. Si l’on relie le point O avec le point P (le point de fuite), on obtiendra deux rectangles égaux AOBO’ et OA’B’O’.

Tirons une diagonale du point A du rectangle supérieur au point C’en passant par le point O’. Le point C’ va déterminer la base de la troisième perche. Il ne nous reste plus qu‘à tirer une ligne verticale du point C’ jusqu’au point d’intersection avec la ligne AP qui détermine la hauteur de la troisième perche CC’.

Pour les autres perches le mode de construction sera analogique.

Voilà dans notre dessin en perspective on a déterminé les places des perches ! Comment faire le dessin en perspective si les points de fuite se trouvent en dehors de la surface de votre tableau, lisez dans mon article “Trois méthodes simples pour dessiner l’architecture en perspective”.

Quand vous travaillez d’après nature en plein air, pour faire un dessin en perspective, vous pouvez aussi utiliser la méthode de comparaison, qui marche toujours bien. Alors n’oubliez pas de mesurer les distances et des propositions comme c’est décrit dans mon article  Comment dessiner correctement, que je vous propose de lire.

Pour appliquer les connaissances acquises dans cet article, je vous conseille de dessiner une allée avec des arbres, une colonnade ou une clôture avec les perches. Quand vous dessinez vous pouvez utiliser la méthode décrite au début de cet article ainsi que la méthode de comparaison, mais après, essayez de vérifier votre dessin en utilisant la première méthode.

Dessin en perspective. Grabar
Igor_Grabar. La neige en septembre.

Ne vous inquiétez pas si les distances ne seront pas exactement les mêmes, dans la nature les lignes parallèles n’existent pas, comme d’ailleurs les distances parfaitement égales. Mais ces imperfections font tout le charme de la nature !

 

 

Maintenant je vous invite à me laisser un commentaire. Et n’hésitez pas à me poser des questions ! Je suis toujours ravie de vous aider !

 

A bientôt ! 🙂

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Trois méthodes simples pour dessiner l’architecture en perspective

Trois méthodes simples pour dessiner l’architecture en perspective.

Dans cet article je vais vous parler de mes méthodes simples et efficaces qui vous aideront à dessiner l’architecture en perspective.

dessiner l'architecture en perspective
L’église romane. Barre des Cévennes. Dessin au crayon.

Toutes les connaissances théoriques aident le peintre à se décider comment traiter des tâches pratiques qu’il rencontre lors de son travail. Mais quand on dessine d’après nature, d’habitude on n’a pas la possibilité et la nécessité de vérifier avec le dessin linéaire la perspective de toutes les constructions architecturales.

Il suffit juste d’apprendre les règles de la perspective, et de faire plusieurs exercices pour mieux les intégrer et ainsi pouvoir facilement les appliquer. Vous verrez, que vous pourrez accéder rapidement aux techniques pour les appliquer automatiquement.

Mais parfois lorsque l’on dessine de grandes compositions, on a besoin du pointage exactes de l’architecture.  Alors comment dessiner l’architecture en perspective si la plupart des points de fuite se trouvent en dehors de la surface de notre tableau ? Dans ce cas-là, on a pas la possibilité de dessiner chaque ligne jusqu’à son point de fuite sur la ligne d’horizon.

Dans les petits dessins on détermine la direction de la ligne “à l’œil”. Si vous travaillez dans l’atelier, vous pouvez vérifier la direction des lignes  à l’aide d’un fil.

Méthode 1.

Comment déterminer la direction des lignes à l’aide d’un fil pour dessiner l’architecture en perspective.

Pour déterminer  la direction des lignes  vers le point de fuite vous pouvez fixer un bout de fil sur le mur à gauche ou à droite de votre tableau à telle distance et à tel endroit où il y aurait le point de fuite. Maintenant, ce fil, fixez le sur le mur, vous pouvez superposer aux lignes conformes sur votre tableau pour vérifier si leur direction vers le point de fuite est correcte.

Méthode 2.

Comment dessiner l’architecture en perspective avec un grand nombre de lignes horizontales.

Si vous avez besoin de dessiner plusieurs lignes horizontales qui se trouvent en même distance l’une de l’autre.

dessiner l’architecture en perspective. méthode 2 Exemple d'utilisation
Arômes. Huile sur toile.

Comme, par exemple, sur cette peinture où j’a eu besoin de dessiner en perspective beaucoup de lignes parallèles en même distance, pour peindre les fenêtres de la maison bleue.

Regardez ce schéma.

dessiner l'architecture en perspective. Schéma. Méthode 2

Ici nous avons une ligne d’horizon et une ligne  1-1′ qui se trouve sous un angle aléatoire par rapport à la surface du tableau.  La pointe de fuite de cette ligne se trouve en dehors du tableau. On a besoin de trouver la position d’un certain nombre de lignes parallèles qui se trouvent en haut et en bas de la ligne d’horizon.

Pour faire cela, tirons les lignes verticales du point 1 et point 1′ jusqu’aux points d’intersection avec la ligne d’horizon m et m’. Maintenant divisions les segments  1-m et 1′-m’ en parties égales (sur le schéma en trois parties). Ensuite relierons les points 3 et 3′, 2 et 2′.

Voilà ! On a construit la perspective des lignes qui se trouvent en bas de la ligne d’horizon.  Maintenant tirons les lignes verticales 1-m et 1′-m’ plus haut que la ligne d’horizon.

Trouvons les points 4, 5, 6, 7 où chaque segment sera égal au segment 2 -3 et les points 4′,5′,6′,7′, où chaque segment sera égal au segment  2′-3′. Il ne nous reste plus qu’à relier les points 4,5,6,7 et les points 4′,5′,6′,7′ pour obtenir  la perspective de ces lignes.

Méthode 3

Comment dessiner l’architecture en perspective au-dessous et au-dessus de la ligne d’horizon.

Cette méthode s’utilise si vous avez besoin de construire la ligne horizontale qui se trouve au-dessus de la ligne parallèle d’horizon qui est parallèle par rapport à la ligne qui se trouve au-dessous de la ligne d’horizon.

dessiner l'architecture en perspective. Exemple d'utilisation
Vue sur le monastère à Gorohovech. Huile sur toile.

Cette peinture peut servir d’exemple d’utilisation de cette méthode. Ici j’a eu besoin de dessiner les ligne parallèles au-dessous et au-dessus de la ligne d’horizon.

Maintenant je vous propose d’ observer ce schéma.

dessiner l'architecture en perspective. Schéma. Méthode 3

Nous avons une ligne 1-2 et le point 3. Tirons les lignes verticales des points 1 et 2 au travers de leurs points d’intersections avec la ligne d’horizon.( la ligne qui sort du point 1 va jusqu’au point 3 ).

Dans ce rectangle 1-n-m-2 dessinons deux diagonales et de leur point d’intersection ( 0 ) tirons une ligne  verticale. Après avoir relié le point 3 et point m, trouverons le point 0′ – c’est le point d’intersection des diagonales du rectangle 3-n-m-4. Tirons la ligne du point n à travers le point 0′ jusqu’à son point d’intersection avec la ligne 2m. ( point 4 ). La ligne qui va relier le point 3 et le point 4 sera la ligne parallèle à la ligne 1- 2 dessinée en perspective. De même façon vous pouvez dessine un cube.

Pour mémoriser les méthodes que j’ai décrites, je vous  propose  de faire quelques exercices. Dessinez et après vérifiez en utilisant ces méthodes, les objets architecturales simples. Par exemple une maison avec les fenêtres ou une clôture avec les planches disposées horizontalement.

J’ai complètement oublié,  j’ai encore une astuce pour vous ! 🙂

Pour dessiner les motifs architecturaux vous pouvez utiliser tout simplement la méthode de comparaison. Cette méthode est très utile quand vous voulez dessiner l’architecture en perspective d’après nature en plein air.

dessiner l'architecture en perspective. Dessin en plein air
Vue sur Barre des Cévennes. Aquarelle.

Travaillant en plein air, d’habitude, on n’a pas beaucoup de temps pour construire chaque ligne comme c’était décrit ci-dessus dans les méthodes précédentes.

Donc, tout d’abord, on peut tout simplement esquisser le dessin selon notre impression, sans vérifier. On fait cela pour avoir le point de départ.

Si l’on n’a pas fait cela, comment cela, on ne comprendra par rapport à quoi on va pouvoir comparer les lignes et les angles.

Dès qu’on a fait ce croquis, on choisit les lignes verticales et horizontales qui nous paraissent correctes et on commence à comparer les autres lignes, les angles et mesurer les proportions comme c’est expliqué dans mon article Comment dessiner correctement où je parle notamment de la méthode de comparaison, que je vous invite à lire.

dessiner l'architecture en perspective. Rue à Florac   dessiner l'architecture en perspective. Méthode de comparaison

J’ai trouver un article qui m’a paru intéressant qui parle de la représentation des  motifs architecturaux dans la peinture de la Renaissance.

Je vous invite également à me laisser un commentaire. N’hésitez pas à me poser des questions ! Je suis toujours contente de vous aider !

A bientôt ! 🙂

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Comment déterminer le point de vue

Comment déterminer le point de vue dans votre tableau.

 

Je sais, je sais,  j’écris en ce moment beaucoup d’articles théoriques sur des sujets  complexes. Mais soyez patients, ces connaissances théoriques vous aiderons beaucoup à vous décider dans vos tâches purement pratiques dans la peinture et le dessin. Cette fois-ci je vais vous parler du point de vue dans le dessin.

Cette article vous aidera à déterminer facilement le point de vue correct pour éviter la déformation de la perspective, des proportions et des formes des objets dans votre tableau.

Premièrement  je vais vous parler de l’interdépendance de l’image de la distance entre le tableau et le point de vue.

Cette illustration nous montre la même pièce.

le point de vue différent

Sur chaque dessin le point de vue est sur la même hauteur, mais sur les distances sont différentes par rapport à cette pièce.

Sur le premier dessin on voit la pièce de tout près, la distance entre nous est cette pièce est égale à la moitié de la diagonale de la surface de tableau.

Sur le deuxième dessin la distance est égale à la diagonale entière de la surface de tableau.

Sur le troisième dessin on regarde la même pièce d’une distance égale à deux diagonales et sur le quatrième dessin, à trois diagonales de la surface de tableau.

Si on compare tous les quatre dessins on remarquera que la même pièce sur le premier dessin nous paraît plus profonde que sur les autres dessins.

Quand on regarde les objets de tout près, comme sur le premier dessin, on voit la distorsion de la perspective, surtout aux bords de l’image. On peut voir le même effet sur les photos prises de tout près, où les objets ont des formes et des propositions déformées. Sur le premier dessin, les murs nous paraissent trop longs et le personnage au premier plan est trop grand par rapport aux autres.

En bas du premier dessin on peut voir le plan de cette pièce qui nous montre la distance jusqu’au point de vue. En observant ce plan nous voyons que la profondeur de la pièce ne fait que quatre mètres, mais quand on regarde le dessin on a impression que la pièce est beaucoup plus grande que cela. Ce que l’on voit  s’appelle la fausse profondeur. Donc,  plus le point de vue est prêt à la pièce (surface de tableau),  plus on voit le raccourcissement et la déformation de la perspective. Si on s’éloigne de cette pièce (de la surface de tableau) on verra sur le dessin moins de différence de taille des objets.

Alors, la conclusion de tout ce qui précède est …. Que quand on dessine d’après nature, il faut éviter de choisir un point de vue trop proche ou trop éloigné. Dans la plupart de cas, les peintres dessinent le sujet en se trouvant à une distance égale à une ½ diagonale ou deux de la surface de tableau, c’est à dire que l’angle de vision sera égal à 28° ou 37°. Un point de vue trop proche, fera apparaître de déformations fortes de la perspective et des formes des objets.  Par exemple, si on dessine de tout prêt un homme allongé en raccourci, on verra ses pieds quelques fois plus grands que sa tête.

Donc je résume…

Comment choisir le point de vue.

Quand vous dessinez d’après nature, choisissez le point de vue pas trop près et pas trop éloigné de ce que vous dessinez.

Pour comprendre où le point de vue dois se trouver, vous pouvez tout simplement vous mettre à la distance de deux et demi où trois tailles environ de ce que vous dessinez. Par exemple vous dessinez une nature morte. Pour trouver votre point de vue vous mesurez la taille de votre nature morte (ou sa diagonale, si c’est possible) est vous vous éloignez à une distance égale à trois tailles de la nature morte (ou la taille de deux diagonales).

le point de vue nature morte  le point de vue nature morte

Mais faites attention, il faut  mesurez la nature morte en entier, pas que la taille des objets, mais la taille de tout ce qui fera la surface de votre tableau.  Avec un peu d’expérience vous commencerez vite à déterminer le point de vue automatiquement.

Je vous propose à faire un exercice pour apprendre à déterminer le point de vue correct. Dessinez une fenêtre ouverte, une porte semi-ouverte, une petite maison. Je vous conseille dans ces dessins de fixer toujours la ligne d’horizon et des points de fuite pour chaque objet, comme je l’ai  expliqué dans mon article précédents   La perspective .

Je vous propose également de jeter un coup d’œil sur un petit parcours historique sur l’histoire de la perspective, qui m’a paru intéressent.

Je vous invite aussi à me laisser un commentaire. N’hésitez pas à me poser des questions ! Je suis toujours heureuse de vous aider !

A bientôt ! 🙂

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Sommes-nous tous des artistes ?

Aujourd’hui je vous présente Alice Grownup, une blogueuse et écrivain très talentueuse, qui a écrit et illustré cet article ou plutôt ce petit essais.

Sommes-nous tous des artistes ?

 Sommes-nous tous des artistes

L’artiste se questionne

Ce matin-là, Alice était dubitative. Assise à la terrasse de son café, elle y effectuait son rituel d’écriture comme sur une scène de film, forçant le trait de l’écrivaine en action aux yeux des habitués du coin. Alice pensait à ses notes qui l’attendaient à la maison. Les enfants partis au ski, elle avait passé ses premiers jours seule, prolifiques. Les idées lui venaient sans avoir besoin d’une maison vide, bien sûr. Elle était habituée à penser (qui ne l’était pas !), à craquer les connexions, à former une multitude de points, à régénérer des cellules d’idées.

Se connecte aux autres

Qu’est-ce que c’est, au final, une idée ? se dit Alice. C’est vrai, quoi ! Une idée est un point (soi) relié à une multitude de points (les éléments de la réalité). L’idée est une cellule vivante reliée aux autres au sein d’un organisme. Alice avait bel et bien l’intention de les publier, ces idées ! « Pu-bli-er » ! Alice regardait le mot bien écrit sur sa feuille. Elle le trouvait si majestueux, si haut en couleurs et en imaginaire qu’elle remontait sans effort aux origines de l’imprimerie. Deux mots le composaient : « pub » et « lier », tout un programme ! Alice devait avouer que ce mot lui inspirait une crainte profondément enfouie, la crainte de n’être pas appréciée. Elle appréhendait peut-être de se comporter comme une courtisane, charmant un public qui n’avait rien demandé. Avait-elle une identité à lui offrir, à ce public ?

Se fait interroger dans les coulisses

Elle en était là de ses réflexions quand Félicia se pointa.

  • Salut Alice ! Je savais bien que je te trouverais là !

Son exclamation ressemblait à un cheveu sur la soupe. Comme tous les matins, Alice avait une tasse de café crème sur sa table d’écriture, mais elle lui paraissait soudain plus large. La mousse semblait verdir tandis qu’un cheveu s’y trouvait. L’image disparut tandis qu’elle reportait son attention sur la jeune fille. En se levant, Alice lui sourit et la prit dans ses bras. Felicia ! Qu’est-ce que tu fais dans le quartier, tu n’es pas en cours à cette heure ?

  • Je te cherchais, figure-toi ! J’ai une disserte à faire, précisa-t-elle en éludant la dernière question.
  • Ah oui, dis-moi, souffla Alice.

Felicia s’assit nonchalamment sur la chaise accolée à celle de l’écrivaine. Alice eut juste le temps de retirer son petit sac orange avant que Felicia ne s’y écrase. Toute la terrasse vibra sous la magie de la jeunesse.

« Sommes-nous tous des artistes ? »

Alice expira un bon coup. Il ne manquait plus que ça ! La question à deux balles qui concernait tout le monde sauf les artistes. Alice n’avait pas toutes les réponses aux questions épisodiques que Felicia adorait lui poser. Cette gamine avait découvert le repère d’un écrivain et s’en servait à bon escient. Alice appréciait cette sage réserve et ne manquait pas de l’entraîner dans des réflexions sans fin qui lui permettaient d’échafauder une multitude d’échappatoires pour ses devoirs de français. Felicia allait sur ses quinze ans. Elle était en dernière année de collège. Elle suivait un cursus aménagé pour étudier les arts plastiques. Félicia considérait que ses brillantes notes en français et en art ne tombaient pas du ciel. Elle gardait jalousement le secret de ses escapades matinales, les limitant à deux par mois pour ne pas perdre un privilège durement acquis.

  • Qu’en penses-tu ? lui demanda Alice après un temps de contemplation muette.
  • Moi, je pense que oui. Tout le monde a le goût du beau, répondit Felicia très satisfaite de son bon mot (qu’elle avait préparé à l’avance). Tout le monde cherche à façonner la matière pour en libérer la beauté.
  • Et si je te posais la question à l’envers…
Pourquoi tout le monde n’est-il pas artiste ?

Felicia resta couac. Que voulait-elle dire par là ? Qu’est-ce qu’un artiste, après tout ? C’est vrai, la question était justifiée. Mais ce n’est pas ce qu’Alice lui demandait, n’est-ce-pas ? Felicia opta pour l’œil rond et muet, ce qui rendait Alice moins avare d’explications. Après avoir laissé un sourire interrogateur sur ses lèvres, l’écrivaine enchaîna :

  • Pourquoi tout le monde ne pourrait-il être artiste ? En aurait-on décidé autrement ? Historiquement, l’artiste fait partie d’une caste de sublimateurs. Leur pouvoir consiste à exprimer l’essence même d’une vérité sensée nous échapper. La catégorisation de l’artiste serait-elle un non-sens historique ou rend-elle compte de l’évolution historique du sens que nous donnons à la vérité ?

La vérité se définit de bien des façons…

Alice transitait dans un monde qui n’existait pas vraiment, puisqu’elle le construisait. Mais ça n’avait rien à voir avec Matrix, le film. Dans le monde d’Alice, le mensonge n’est pas le contraire de la vérité, les deux se mélangent et s’allient au réel. C’était ainsi qu’elle maîtrisait les frontières de son imaginaire. L’un ne soutenait pas l’autre, l’un ne défendait pas l’autre, vérité et mensonge ne formaient qu’un seul et même tout.  Cependant, ce monde mouvant n’avait pas de fondations solides. Alice avait l’impression qu’en y étant qu’à mi-temps, il se disloquait en partie lors de ses absences. Ce n’était pas le cas auparavant. Lorsqu’elle décida d’être écrivain en s’asseyant pour la toute première fois à cette même terrasse de café, son monde avait prit sa place ; il se construisait en continue car elle n’en rendait compte à personne. C’était un univers secret qui n’était relié à personne d’autre qu’à elle-même. Et les personnages se l’appropriaient librement. Trop peut-être.

Nombreux cherchent à la vivre…

N’était-ce pas elle, qui avait pris une place ? Si Alice avait pris part à l’histoire, en quelque sorte, où était le narrateur dans tout ce qu’elle écrivait ? Le lecteur pouvait-il s’identifier au protagoniste ? L’expérience lui démontrait peu à peu qu’une catégorisation s’avérait nécessaire, dans une intention constructive. La catégorisation est une planche de salut pour un artiste, qu’il réadapte à tout moment dans la construction de son monde. Quel rôle jouait-elle donc ? Qu’est-ce qu’un auteur était sensé être dans l’écriture d’une histoire ? Quel était donc le but de toute construction sinon de pouvoir s’identifier à elle pour la présenter au monde ? Paraître identifiable aux yeux de tous, se dit Alice en elle-même. Elle posa un regard pénétrant sur Felicia, la sentit indécise, et lui proposa de la rejoindre le soir même au vernissage d’une exposition d’art contemporain.

Sommes-nous tous des artistes

Certains cherchent à la révéler…

Alice était arrivée dès le début du vernissage. Des petits encadrés présidaient le labyrinthe de contreplaqués laqués de blanc, où une ribambelle de grandes feuilles de papier épais et mousseux était suspendue. Le public pouvait y décoder tout un tas de calculs et de dessins. Se jouait une philosophique description de notre société de consommation. Des relents situationnistes s’en dégageaient. Certainement hérités des théories de Guy Debord sur la société du spectacle. Il était de bon ton d’entrevoir l’évolution des rites modernes à travers le prisme d’un art controversé. L’éclat du contemporain se perdait dans la petitesse des formats. La grandeur et l’importance de la science statisticienne était ici invoquée par l’artiste, mais pas sublimée. Dommage, se dit Alice, encore une œuvre reniée par son auteur.

D’autres à l’empaler…

Elle sentait que l’artiste était sur la bonne voie, mais la gestion de l’espace ne pouvait soutenir la pensée qu’il leur livrait. Alice s’achemina vers une grappe de critiqueurs bien avisés qui ne manqueraient pas de s’amuser de la situation. Elle avisa Felicia accompagnée d’une amie. Les deux jeunes filles se dirigèrent sans la repérer vers l’antre du labyrinthe.

  • C’est une installation légère, tout de même, qui manque singulièrement de couleurs, lâcha l’un des convives.
  • Si vous voulez mon avis, renchérit un autre, Benoît Delâtre dénonce maladroitement la domination statisticienne.
  • C’est normal, contra un troisième, nous ne sommes pas habilités à décortiquer les symptômes de notre société malade ! De prisonniers, nous passons à geôlier sans posséder la moindre preuve des conséquences de nos actes.
  • Oui, c’est plutôt facile, rien n’est vraiment expliqué dans cette exposition, tout au plus dénoncé, s’enhardit le deuxième. Je suis d’accord avec Etienne, le sujet est traité avec une légèreté accablante !

Tandis qu’elle se laisse explorer…

Alice aperçut Benoît Delâtre, l’artiste, et s’approcha de lui alors que Felicia ressortait du dédale. Alice félicita Benoît et fit signe à Felicia qui salua à son tour.

  • Que pensez-vous de mon exposition, ne put-il s’empêcher de demander à la jeune fille. Felicia regarda Alice à la dérobée, gênée, mais s’engagea tout de même à répondre.
  • Il y a un sens, un chemin d’exposition. Les vidéos du début reflètent la réalité du macrocosme, du monde que nous percevons, et vous nous dirigez progressivement vers l’infiniment petit. C’est comme une observation au microscope de notre société. C’est de la sociologie à l’échelle microscopique !

Benoît Delâtre gratifiait Felicia d’un large sourire : « Vous êtes tout à fait dans le vrai, mademoiselle, admit-il. »

 

Sommes-nous tous des artistes

Au risque d’être exposée à la vindicte publique

Une grappe s’était formée autour d’eux, dont le petit raisin bouillonnant de vitalité que Felicia avait amené. Benoît n’eut pas le temps d’en dire plus que l’un d’eux prit la parole :

  • Mais, les dessins que vous avez placés, ces sortes de symboles mathématiques libérés de leurs entraves, renvoient à coup sûr aux civilisations disparues. Le paradigme statisticien s’y trouve réduit à l’insignifiant, non ?
  • Il y a une continuité objective, darda l’artiste. Les lois mathématiques ne sont pas des inventions modernes, elles ont toujours existé. Et ce n’est pas là l’intérêt de mon exposition. L’art ne mélange pas tout. Il révèle des mécanismes invisibles, sans aucun doute.

Benoît Delâtre entraîna délicatement Felicia en invitant Alice à lui emboîter le pas jusqu’au bar.

  • Vous avez perçu mes intentions, Felicia. Vous étudiez donc l’art à votre âge ?
  • Je suis en troisième, option dessin. C’est Alice qui m’a demandée de passer.
  • Felicia a une dissertation à rendre : « Sommes-nous tous des artistes ? »

Beaucoup cherchent à brouiller les recherches

Benoît Delâtre éclata de rire

  • Équivoque question ! se réjouit-il une fois calmé. L’ambigu de l’art contemporain montré du doigt ! Mon expo peut éclairer la piste de l’imposteur comme celle du persécuteur. Si l’art répond à la nécessité de transcender notre compréhension du réel, alors nous cherchons tous à faire de l’art ! La société crée des dispositifs de contrôle, y compris pour juguler les débordements provoqués par cette nécessité. Foucault soutient que ces dispositifs permettre de rendre visible ce qui l’est déjà. Une surveillance tellement intime qu’elle en devient invisible. La réalité est si mal perçue et le pouvoir en place n’a pas grand mal à maintenir cet aveuglement. L’artiste cantonné à son rôle devient alors un instrument du pouvoir comme un autre. Voyez-vous, Felicia, c’est un sort peu enviable.
  • Mais l’art répond aussi à la nécessité de transformer notre réalité, objecta Felicia.
  • De le transfigurer, oui ! De s’y fondre, même ! Atteindre le beau est la quête du transfuge
  • C’est bien ce que vous êtes ! Un vil traitre déguisé en bouffon, décocha un homme aux allures raffinées et escorté d’une créature non moins singulière.

Sommes-nous tous des artistes

Des camps se forment pour s’en emparer…

  • Encore faudrait-il faire partie d’un camp, répondit benoitement l’artiste, alors que le couple parvenait à sa hauteur.
  • Et si l’art n’était que le fruit d’une nécessité, vous n’auriez pas pris la peine de l’étudier, n’est-ce pas Delâtre, susurra la femme à l’oreille de l’artiste.

Elle le dominait d’une bonne tête et se pencha légèrement vers lui au point que Felicia se sentit aspirée par les effluves capiteux de son parfum et choquée par l’impolitesse de l’intrusion.

  • L’art n’a pas d’utilité pratique, contra vaillamment Felicia, il peut se révéler dans les plus basses besognes !
  • Voilà qui est dangereux ! s’indigna la femme aux vêtements bigarrés et cependant très classes. Son maquillage transparaissait derrière sa longue frange qui lui recouvrait la moitié du visage, comme si elle ne voulait voir qu’un côté de la réalité. Son œil unique transperçait le regard de Felicia qui n’interviendrait plus ce soir ; elle ne sentait plus son cerveau respirer ; une bouffée de chaleur lui montait à la tête ; elle ne pensait plus qu’à partir. Si tout le monde développait des recherches artistiques dans ce qu’il fait, continua la femme en gardant son œil rivé sur la fille, l’homme deviendrait parfait et inaccessible, rien ne pourrait plus le définir. Plus rien ne pourrait le contenir.

Quelques-uns veulent prouver qu’elle existe…

  • Vous avez probablement raison, intervint Benoît Delâtre d’un air pensif. Mais, madame, ne seriez-vous pas curieux de voir ce qu’il adviendrait de nous ?
  • Si le chaos vous intéresse tant, Monsieur Delâtre, en quoi la caste des statisticiens vous fascine ? À quoi bon tacler, vous êtes trop attaché à l’art de la représentation pour embrasser entièrement l’art des sciences appliquées. Les fonctions du symbolisme resteront hors de portée de votre analyse.
  • Et je l’accepte ! Mon rôle n’est pas de vous chasser, ni même de vous dénoncer ! La jeune fille que voilà, ajouta-t-il en posant une main protectrice sur l’épaule de Felicia, débusquera peut-être le moyen de vous faire plier. L’art s’active dans bien des dimensions à la fois. Demain, l’artiste qui se trouve en chacun de nous, mesurera le tranchant de ses outils et saura s’en servir.
  • De dangereux outils, approuva la femme dont les talons émirent un claquement sec en se détachant de la grappe, à ne pas mettre entre toutes les mains !

Et la jeunesse capter les enjeux de la diplomatie…

Au sortir de là, Felicia se trouva presque accrochée au dos d’Alice. L’écrivaine se retourna lentement avant de s’arrêter sur le perron extérieur, portant son attention sur le regard perdu de Felicia. Quant à sa jeune amie, Armelle, elle avait suivi le spectacle avec détachement, s’interrogeant amèrement sur les raisons qui l’avaient poussée à accompagner sa copine dans ce panier de crabes dégoutant. Armelle n’était pas du genre à se laisser impressionner par de vieux intellos insolents aux discours vaseux. Ça n’avait aucun intérêt pour elle.

  • Hé bien, lâcha Alice, je me doutais que ton sujet pouvait récolter quelques pistes, mais je n’imaginais pas qu’il serait traité de manière aussi…
  • Violente, suggéra Felicia.
  • Cavalière, disons plutôt.
  • Cette femme veut rabaisser nos prétentions à rien, s’emporta Felicia. À l’entendre, l’art serait, quoi, une arme ? Une arme secrète, en plus, dont nous ne saurions pas nous servir. C’est qui, d’abord ?

Pour le contrôle des armes !

  • C’est une statisticienne mais, ne t’inquiète pas, ces deux là se connaissent. Ils te jouaient leur petit numéro.
  • Je savais bien que c’étaient des rigolos, les coupa Armelle. Franchement, pour devenir artiste, s’il faut se coltiner ce genre de cinglés, je serai potière !
  • Ou relieuse, suggéra Alice en découvrant le caractère trempé d’Armelle. Sérieusement, continua-t-elle en s’adressant à Felicia, as-tu trouvé le fil conducteur de ta dissertation ?
  • Je suis un peu perdue… heu… je pense que la question du pouvoir ressort assez bien…
  • Je vois, souffla Alice dont le sourire en coin intriguait Felicia. Le permis de port d’arme a été inventé pour contenir la nature dangereuse du chasseur, mais comment le surveille-t-on ? Chez les artistes, la créativité est un vilain mot. Le refus de reconnaître que nous possédons l’instinct du chasseur ne tiendra plus très longtemps. Nous apprenons très jeunes à ne pas nourrir nos instincts. Mais, tout système a ses failles.

L’art de la chasse sous haute surveillance

  • C’est bête, répondit Armelle après un temps de réflexion. Si on permettait à tous de développer son art, chacun serait libre d’être lui-même, finalement.
  • Ah oui, s’étonna Alice, et comment en viens-tu à cette conclusion ?
  • Si je pars du principe que nous avons tous l’instinct du tueur (après tout c’est vrai que l’homme est un prédateur) quelle arme le rend le plus dangereux ?
  • Son intelligence, répondit Felicia.
  • Ou l’art de s’en servir, riposta Armelle.
  • L’artiste apprend à voir et à ressentir. Les processus d’apprentissage répondent à un dessein très précis. Quel est-il ? Castaneda a écrit un livre intitulé « Voir ». Vous y trouverez votre chasseur ! En attendant, demandez-vous quel rôle est attribué à l’artiste. La classification permet-elle une surveillance étroite ?

L’art de Voir sous camisole de force

  • Benoît Delâtre vous dit que l’artiste rend visible ce qui l’est déjà. Il fait ici référence à Michel Foucault, auteur de « Surveiller et punir ». J’invoque pour ma part Bergson. Pour lui, la classification est de pure forme, elle empêche l’individualité de s’exprimer. Résultat : nous réprimons nos sentiments profonds. L’homme ne serait qu’un animal social aux instincts réprimés. La censure de l’individualité par l’individu lui-même ! C’est de cela dont parle Benoît Delâtre. Nous nous surveillons nous-mêmes pour contenir nos instincts. Mais qui voit quoi dans cette affaire ? Si, pour voir, nous avons besoin de l’artiste, de qui l’artiste a-t-il besoin ? Du cœur de l’observateur touché par ses visions. Vous voulez savoir ce que j’en pense, les filles ? Si chacun apprend à voir les fils invisibles qui nous relient au monde, c’est que leur existence ne sera plus un secret. La mystique artistique devrait être enfin dévoilée ! Nos enseignements sont encore tellement étriqués. Comme si l’individualité exprimée pouvait détruire notre société branlante. Tout cela n’est que foutaises, et vous le découvrirez bien un jour ou l’autre !

Par Alice Grownup du blog alicegrownup.

Merci d’avoir lu cette article !

Je vous invite également de lire mon article  Mes 3 astuces comment apprendre à dessiner tous les jours pour être heureux et résister aux stress.

Et n’oublie pas me dire dans les commentaires ce que vous pensez à propos de ces articles !

A bientôt 🙂

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La perspective

La perspective

L’artiste peintre doit absolument connaître les règles de la perspective pour dessiner correctement. Et ce qui est encore plus important, il doit savoir comment les appliquer !  

Dans cet article je vais vous  expliquer les règles principales de la perspective.

la perspective. Vassili Verechtchaguine
Vassili Verechtchaguine

Quand on regarde la nature, on remarque que les objets  qui se trouvent les plus proches de nous, nous apparaissent plus grands que les objets plus éloignés de nous. De plus leurs formes changent en fonction de leur distance et de leur disposition. 

Les rails de chemin de fer, qui sont parallèles, nous les voyons se  rejoindre au point de fuite. Alors que l’on comprend que la distance entre eux reste invariable.

La surface de la table ronde nous apparaît comme ovale. Et celle de la table carrée nous la verrons de la forme d’un trapèze. Dans la chambre on verra que le bout du plafond le plus éloigné donne l’impression de pencher vers le bas, et le plancher lui de monter.

Si l’on prend une feuille de papier, on coupe trois ronds, on met le premier rond sur le plancher, le deuxième sur une chaise et le troisième sur la table, on verra trois ellipses (au lieu des ronds). Comme cela l’ellipse qui se trouve par terre nous apparaîtra plus ronde (plus large) que celle qui est sur la chaise, alors que l’ellipse qui est mise sur la table nous paraîtra la plus étroite.

Le rond placé au niveau des yeux (la ligne d’horizon) se transformera en ligne. En prenant et montant le rond plus haut, on verra la surface inférieure du rond sous forme d’une ellipse. Plus l’on monte le rond, plus l’ellipse, que l’on voit devient large. .

La perspective. étagère

On peut voir la transformation optique analogique en regardant les rayons d’une étagère.

Dans la rue on voit que les objets ou les gens qui sont à côté de nous, paraissent plus grands que ceux qui sont loin de nous. La taille des arbres et des maisons change visuellement en fonction de la distance et de l’angle de vision.

la perspective. Vassili Verechtchaguine
Vassili Verechtchaguine

Sur ce tableau de Vassili Verechtchaguine on peut voir que le pavillon blanc au dernier plan est représenté beaucoup plus petit, que le pavillon au premier plan, alors que sa colonnade est en réalité de même taille que la colonnade quel’on voit au premier plan.

Regardez aussi ce tableau de Vladimir Orlovski.

La perspective. Vladimir Orlovski
Vladimir Orlovski

Vous voyez  comment le peintre dessine les petits poteaux qui sont en réalité de même taille, mais dans le tableau ils sont dessinés de tailles différentes, plus ils s’éloignent, plus ils deviennent petits.

Les carreaux du plancher dans le tableau de Nicolas Gay , dessinés en Pierre le Grand interrogeant le tsarévitch Alexis formes de rhombes, leurs lignes parallèles semblent se diriger vers le même point  (point de fuite).  

La perspective. Nicolaï Gay
Nicolas Gay. Pierre le Grand interrogeant le tsarévitch Alexis.

Donc la technique de représentation des objets dans l’espace s’appelle la perspective.

Il existe deux types de perspectives.  La perspective aériennes et la perspective linéaire.

 

Dans cet article je vais vous parler de

 la perspective linéaire.  

Tout d’abord observons quelques notions que l’on doit prendre en considération quand on apprend la perspective.

Champ de vision ou champ visuel dans la perspective.

Notre œil voit les objets endéans (dans la limite) d’un angle visuel qui ne dépasse 53°. Tous les points visibles des objets sont liés à notre œil à l’aide de faisceaux de vision. Le faisceau principal se trouve au centre de notre champ visuel. Notre perception du sujet se fait automatiquement d’une façon horizontale. C’est  comme cela qu’on lit le sujet.

Donc si le faisceau principal se trouve au bord de notre tableau, le regard de spectateur continuera à imaginer mentalement au-delà du tableau (au-delà du sujet du tableau), cela veut dire que le regard du spectateur quittera le tableau, ce que nous, ne devrions à tout prix pas le laisser faire. Une fois parti, le regard du spectateur ne reviendra pas sur notre peinture !

Alors il faut  éviter de mettre le faisceau principal trop proche du bord de notre tableau ! Comme la visibilité est limitée par le champ visuel, à courte distance on ne peut voir en entier que de petits objets. 

C’est pour cela qu‘il est fort recommandé de dessiner les objets qui se trouvent à distance de nous, au moins une distance de 2 à 3 fois leurs dimensions. Mais si vous vous éloignez trop, les objets seront trop petits et leur volume sera moins visible. 

Le point de vue dans la perspective. 

Le point de vue dans la perspective, c’est l’endroit d’où le peintre regarde les objets. Pour pouvoir dessiner correctement je vous conseille de ne pas vous approcher trop prêt de votre feuille de papier ou de votre toile. Celle-ci doit être placée perpendiculairement par rapport à la direction de votre regard et à une distance équivalente à votre bras tendu.

Comme cela vous pourrez voir votre peinture ou dessin en entier et vous éviterez la déformation du dessin. Si la taille de votre peinture est trop grande, je vous conseille de la regarder régulièrement de loin pour vérifier l’exactitude de votre dessin. 

La ligne d’horizon dans la perspective.

Avant de commencer à dessiner on doit déterminer la position de la ligne d’horizon. Au bord de mer ou à la prairie la ligne d’horizon c’est la frontière entre la mer et le ciel, entre la terre et la ciel. Mais dans la perspective la ligne d’horizon, c’est la ligne imaginaire qui se trouve au niveau des yeux de spectateur. Si vous dessinez dans la nature, et que la ligne d’horizon est cachée derrière des bâtiments, des arbres ou des montagnes.

Pour déterminer la ligne d’horizon vous  pouvez tout simplement rapprocher vos yeux d’un verre d’eau et le tenir de façon à ce que le niveau de l’eau se voit comme une ligne. Après, assez rapidement, vous arriverez à déterminer la ligne d’horizon automatiquement.

Comme la ligne d’horizon est toujours au niveau de vos yeux, quand on se lève, la ligne d’horizon monte avec nous et quand on descend, elle descend avec nous aussi. La ligne d’horizon sépare les objets visibles en haut et en bas.

Observez ce dessin. Ici on voit le toit de la maison, qui se trouve sur la colline, pencher vers la ligne d’horizon. Alors que le toit de la maison en-dessous de la ligne d’horizon monte vers la ligne d’horizon. 

la perspective

Pour chaque ligne dans le dessin il y a son point de fuite. Le point de fuite peut se trouver en dehors du tableau.

Le point de fuite unique. la composition frontale dans la perspective.

Si vous choisissez la composition frontale, cela veut dire que votre faisceau de vision se trouve directement au centre du tableau et les objets sont placés en parallèle de la surface du plan du tableau. Donc pour tous les objets du tableau il n’y a qu’un point de fuite unique comme sur ce tableau du peintre russe Vassili Verechtchaguine

La perspective. Vassili Verechtchaguine
Vassili Verechtchaguine

Cette peinture de Kapiton Zelentsov peut servir également de bon exemple dans la composition frontale.

La perspective; Kapiton Zelentsov
Kapiton Zelentsov

La point de fuite unique vous pouvez observer aussi dans cette peinture de Pierre Mikhailov.

La perspective. Pierre Mikhailov
Pierre Mikhailov

Regardez ce dessin. 

La perspective. un cube

Ici on voit clairement comment construire le cube en position frontale. Faites attention, qu’il n’y ait qu’un seul point de fuite de cette position du cube.

La composition avec deux points de fuite.

Quand vous dessinez des objets qui sont placés sous des angles différents par rapport au plan de votre tableau, chaque objet aura deux points de fuite.

la perspective

Si les objets se trouvent sur une surface horizontale, les points de fuites seront sur la ligne d’horizon. Sur ce dessin on voit comment se construit un cube en fonction de sa position au-dessus, au-dessous ou directement sur la ligne d’horizon. 

la perspective

Sur le dessin suivant on voit bien la différence ente une étagère mise sous un angle par rapport au plan de votre tableau, et qui effectivement a deux points de fuite, et une étagère sur le dessin que vous avez déjà vu au début de cet article, où on voit une étagère dans la position frontale, qui a le point de fuite unique. 

la perspective. étagère

Maintenant parlons un peu de

la construction d’un rond dans la perspective.

Prenons une tasse.

La perspective. La tasse

 

Si l’on monte ou descend la tasse par rapport au niveau de nos yeux ( la ligne  d’horizon ),

on verra, que le fond  ou le bord supérieur de la tasse deviennent ovales.La perspective. La tasse

 

 

 

Le fond et le bord supérieur de la tasse seront ronds uniquement si on les regarde directement du haut.

La perspective. La tasse

Plus on descend la tasse, plus les ellipses du fond ou du bord supérieure de la tasse sont larges

 

Si l’on met le fond ou le bord supérieur de la tasse sur la ligne de nos yeux ( ligne d’horizon ), leurs ellipses se transformeront en ligne droite, comme sur cette photo.

La perspective. La tasseQuand on monte la tasse au-dessus de la ligne de nos yeux, on voit la surface intrados du fond de tasse. Plus on monte la tasse, plus l’ellipse du fond de la tasse est large.

Si l’on met une tasse sur la table de cette façon,

La perspective. La tasse

 

on verra que les lignes droites se dirigent vers le point de fuite sur la ligne d’horizon, donc l’ellipse plus proche de nous  sera plus grande que l’ellipse la plus éloignée.

 

 

 

Je veux encore vous faire remarquer qu’un axe d’ellipse est toujours perpendiculaire à l’axe de rotation du cercle.

la perspective

Si l’on insère les cercles dans les faces d’un cube, et que l’on met le cube en position angulaire, les cercles deviendront des ellipses.

La perspective. les ellipses L’axe de l’ellipse sur la face supérieure de cube sera horizontal, les axes les ellipses des faces latérales seront diagonales (d’un angle à l’autre).

Observez cette nature morte du peintre hollandais Willem Claeszoon Heda.

Ici on voit comment la largeur des ovales change en fonction de leur position par rapport à la ligne d’horizon. En descendant et en s’éloignant de la ligne d’horizon ( ligne de nos yeux ), les ovales deviennent progressivement plus larges.La perspective HedaWillem Claeszoon Heda

Lisez la suite dans mon prochain article dans lequel  je parlerai encore de la perspective linéaire, comment dessiner les ovales et comment construire l’espace de votre tableau. Je vous invite encore à lire mes articles qui me paraissent utiles à tous ceux qui apprennent la perspective: Comment dessiner les ombres et Comment dessiner les ombres portées.

Je vous propose de faire quelques exercices pour appliquer ce que l’on vient d’apprendre.

Dessinez une tasse et un livre, posés sur la table. Comme cela vous pourrez  mettre en application ce cours.

Je vous invite également à me laisser un commentaire. N’hésitez pas à me poser des questions ! Je suis toujours ravie de vous aider !

A bientôt ! 🙂

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